Vendredi 4 novembre 2011
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Article tiré du site de l'OXFAM
"le 4 novembre 2011
De nombreuses initiatives laissées de côté, mais la plus significative est mise sur les rails.
Ce G20, qui aurait pu être un tournant pour une prospérité mondiale au bénéfice de tous, n’a pas tenu toutes ses promesses, mais pour Oxfam, quelques idées parmi les plus importantes, notamment
la Taxe Robin des Bois, ont réussi à surmonter l’opposition de certains pays du G20.
"Il est scandaleux que des mesures qui auraient pu contribuer à sortir des millions de personnes de la pauvreté, et ainsi contribuer à la croissance mondiale, aient été
ignorées ou évoquées du bout des lèvres", a déclaré le porte-parole d’Oxfam Luc Lamprière.
"Mais il reste quelques lueurs d’espoir, comme la taxe sur les transactions financières, pour profiter aux populations les pauvres".
"Le coup d’envoi de la taxe sur les transactions financières a été donné à Cannes. La France, l’Espagne et l’Allemagne restent ses plus fidèles soutiens. Le Brésil, l’Argentine et l’Afrique du
Sud se sont ralliés. Tous insistent pour que les revenus de la taxe aillent au développement. Les Etats-Unis ont renoncé à s’opposer à une TTF européenne, laissant
le champ libre à d’autres pays dans l’avenir. La prochaine étape est de faire de cette taxe une réalité au plus vite."
Le G20 a reconnu que des sources innovantes de financement sont nécessaires pour lutter contre le changement climatique dans les pays pauvres. Il ouvre ainsi la voie
à un accord pour la taxation des émissions de carbone du transport maritime lors des négociations climatiques de l’ONU à Durban à la fin du mois. Au G20, la France, l’Allemagne et l’Afrique du
Sud ont défendu cette proposition, et un certain nombre d’autres pays s’y sont ralliés pour la première fois.
Les grands perdants du sommet sont les personnes souffrant de la faim, près d’un milliard, que le G20 aurait pu aider en réformant le système alimentaire aujourd’hui en
faillite.
"Le président Sarkozy avait mis sur la table du G20 des mesures concrètes pour freiner la flambée des prix alimentaires, mais les dirigeants en ont ignoré une grande partie", ajoute Luc
Lamprière.
Le G20 a fait un premier pas dans le sens de la transparence des marchés et décidé de soutenir un projet pilote de réserves alimentaires régionales en Afrique.
Mais il a choisi de s’attaquer aux conséquences plutôt qu’aux causes des prix alimentaires élevés, comme la spéculation excessive et le soutien aux agrocarburants,
responsables de la transformation de grandes quantités d’aliments en carburants.
"Sur le papier, la convention fiscale multilatérale signée à Cannes pourrait être utile, mais un défaut de construction l’empêche de permettre aux pays pauvres de récupérer les 125 milliards
d’euros de recettes fiscales que l’évasion fiscale leur fait perdre chaque année, souligne Luc Lamprière. Au contraire, le Royaume-Uni et l’Allemagne poussent des accords bilatéraux permettant
aux paradis fiscaux de garder leurs secrets en toute sécurité".
pour voir la suite et autres réflexions sur le G20, suite sur le site de l'OXFAM
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