Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 01:20

Auteur: Dr SYLLA TATI IBRAHIM
En avant première, nous vous invitons à découvrir la suite du premier chapître du manuscrit du Dr SYLLA TATI: KUNDARA.
L'errance d'une Afro Européenne ou l'errance de la Negra Europea.

Après des années passées en Europe, Kundara décide de retourner sur a terre de ses Ancêtres, terre africaine...
Voici le début du premier chapître.
Merci de nous faire part de votre avis, suite à cette première lecture. KUNDARA sera publié bientôt au SENEGAL. Nous recherchons des éditeurs en Europe.
Toutes vos idées, suggestions, critiques sont les bienvenues et attendues. Nous pouvons aussi le réécrire ensemble.
Merci!
Le bénéfice de la vente de ce livre sera versé en intégralité au profit des projets de solidarité en Afrique de la FONDATION SYLLA CAAP.

NOTA BENE: ce manuscrit est protégé par son dépôt enregistré à la SGDL, (Société des Gens de Lettres).
Sa reproduction, même partielle, est strictement interdite.

(Pour lire le début du premier chapître)

SECOND CHAPITRE

 

Errant au hasard des chemins,

Je me retrouvais de nouveau sur le bord de mer…

Laissant la grand ville tumultueuse,

Ses cabanes de planches

Dans les quartiers à la périphérie,

Son centre ville défraîchi,

Grand ville à cœur meurtri…

 

L’océan vrombissait derrière moi,

Refoulant mes souvenirs sur la grève…

Je me décidais à faire quelques pas,

Les poings fermés dans les poches,

La pensée vagabonde au fil des ondes

Goûtant malgré tout

L’espace d’un fugitif instant,

La fraîcheur des embruns…

 

Je ne pouvais m’empêcher

De me remémorer d’autres lieux…

Là bas, en Occident,

A Etretat, en Normandie, en Bretagne, en Méditerranée,

Marseille et ses îles merveilleuses, Ratonneau, Château d’If et Pomègues…

Malheureusement souillées aujourd’hui

Par les marées noires de la civilisation du gain,

Civilisation du paraître

Civilisation du non être

Cette civilisation kleenex, usée et jetée…

Ces plages dépotoirs d’armes en tout genre…

Cet Occident, pourtant si cher à mon esprit…

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Immergée dans mes pensées

Je ne pouvais me résoudre à l’idée

Que ma Mère Afrique soit oubliée des dieux

Et surtout des hommes

Je ne pouvais me résoudre à l’idée

Que les journalistes

De cet Occident qui compte

De cet Occident, qui par sa puissance, domine tout

Feignent si facilement d’ignorer

Enfants, femmes, hommes de ce continent africain,

Continent quasi rayé de la face du monde médiatique…

17

O Sarajevo,

Tu as défrayé la chronique

Chronique de douleurs, de souffrances et de morts…

Certes, de temps à autre,

On parlait des casques bleus en Ethiopie

Ou des guerres en Somalie, du Soudan du Zaïre, ou du Darfour,

Sans oublier le Libéria, l’Angola, le Rwanda, le Mozambique,

Ou ces morts dans les townships de Sud Afrique…

Mais ce n’était point cela qui était important

Pour les grands lecteurs

Pour les grands occidentaux si puissants et si dominateurs

Le flash à sensation

C’était toi, ô Sarajevo,

J’ai pleuré devant mon poste de télé

Ecoutant le concert de Barbara Hendrix

Voix grandiose, tendre et émouvante…

J’ai pleuré

Quand j’ai vu les yeux pleins de larmes de Kuchner…

Comme un feedback, j’ai vu un instant,

Ma terre Afrique

Douloureuse dans sa misère…

Et je me suis mise à écrire…

Aurais-je pu écrire à Kuchner ?

Son cheminement m’interpellait…

Sa présence à Sarajevo ?

Là où se trouvaient les médias,

Là où résonne le son assourdissant du tam tam de la renommée et du paraître

Est présent le grand sire du verbe

Afrique, pauvre Afrique

Non fai notizie… !

En d’autres termes,

Au chevet de l’Afrique qui se meurt, point de médias…

Je ne pense pas que le protagoniste de l’opportunité,

Je veux dire Bernard Kuchner,

Ait un intérêt quelconque

Pour ma terre africaine…

Je n’ai plus d’espérance

Ni pour l’Afrique, ni pour moi-même…

J’aurais peut-être pu écrire à l’Africain Butros Butros Ghali

Pour lui dire quoi, en fait, qu’il ne sache déjà… ?

Peut-être qu’un jour

Il faudra quand-même que je me décide à implorer Barbara Hendrix

Pour qu’elle vienne chanter ma terre Afrique

Ma terre

Où l’inespérance, la famine, la sécheresse

Font redouter le pire des pires :

La guerre des gueux…

L’Afrique du grand continent martyr

Le plus grand martyr que le monde ait connu

Pour l’instant on m’invitait seulement à pleurer pour Sarajevo

Et je l’ai fait à chaudes larmes…

Peut-être aussi comme l’ont fait avec moi

Les soit disant grands de ce monde

 

La grand ville aux quartiers délabrés

Aux senteurs nauséabondes

Les poubelles éventrées

La plage parsemée de détritus

Grand ville à cœur meurtri…

 

Bientôt, la suite du second chapitre!

Par Voix Africaine - Publié dans : Littérature/LITTERATURA - Communauté : association culturelle
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