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Auteur: Dr SYLLA TATI IBRAHIM
Nous vous invitons à découvrir la suite du troisième chapitre du manuscrit du Dr SYLLA TATI: KUNDARA.
L'errance d'une Afro Européenne ou l'errance de la Negra Europea.
Après des années passées en Europe, Kundara décide de retourner sur a terre de ses Ancêtres, terre africaine...
Merci de nous faire part de votre avis, suite à cette première lecture. KUNDARA sera publié bientôt au SENEGAL. Nous recherchons des éditeurs en Europe.
Toutes vos idées, suggestions, critiques sont les bienvenues et attendues. Nous pouvons aussi le réécrire ensemble.
Merci!
Le bénéfice de la vente de ce livre sera versé en intégralité au profit des projets de solidarité en Afrique de la FONDATION SYLLA CAAP.
NOTA BENE: ce manuscrit est protégé par son dépôt enregistré à la SGDL, (Société des Gens de Lettres).
Sa reproduction, même partielle, est strictement interdite
Autore : Dr. IBRAHIM SYLLA TATI
Vi invitiamo a scoprire il seguito del terzo capitolo del manoscritto del Dr. SYLLA TATI:
KUNDARA
L’errare di un’Afro-Europea o l’errare della Negra-Europea
Dopo anni passati in Europa, Kundara decide di tornare nella terra dei suoi Antenati, terra Africana…
Grazie di renderci partecipi delle vostre opinioni, dopo una prima lettura. Kundara sarà pubblicata presto in Senegal.
Cerchiamo editori in Europa!
Ogni vostra idea, suggestione, critica, sarà la benvenuta. Potremo cosí riscriverlo insieme.
Grazie!
Il ricavato della vendita di questo libro sarà versato integralmente a sostegno dei progetti di solidarietà in Africa della FONDAZIONE SYLLA CAAP.
N.B. questo manoscritto è protetto e depositato presso la SGDL (Société des Gens de Lettres).
La sua riproduzione, anche parziale, é assolutamente vietata.
De l’autre côté de l’océan
Qu’avais-je vécu ?
Humiliations
Quand un jour de triste pluie
Des CRS s’étaient raillés de moi
Ces gardiens de la paix
Ces garants des droits des femmes et des hommes
Ces garants de l’égalité, de la fraternité, de la liberté des êtres,
Ces garants de la renaissance et de l’universalité,
Des droits et des devoirs,
O notre Christ, disaient-ils
Laissez venir à moi, etc…
Car le royaume des Cieux est à eux…
Europe chrétienne et bien pensante
Fille ainée , fille armée de l’église
Fille adorée de l’église
Où vas-tu ?
Quo vadis domine ?
Un crâne rasé m’avait asséné de coups et avait tenté même de me violer…
Ce jour là, j’avais voulu porter plainte…
J’avais été emmenée au poste
Jetée derrière les barreaux
Dans cette vaste cage
Des soi-disant marginaux de notre temps
Prostituées, loubards éméchés, clochards SDF,
Et autres soi-disant déchets de la société…
Je n’avais aucune illusion à me faire…
J’étais déjà cataloguée
Par mon facies, la couleur de ma peau,
Qu’est-ce qu’ils en avaient à foutre
De ma carte d’identité !
Exhibant leur carte d’extrême droite
Les flics avaient déjà libéré
Ce skean head…
Je ne sortis que le lendemain…
Il ne fallait pas être sorti de la cuisse de Jupiter
Pour comprendre que se faire violer par un skean head
Pour une Nègresse
Ne pouvait être qu’un honneur !
De quoi me plaignais-je ?
Un bel homme blanc, aux yeux bleus,
Au crâne rasé
Avait daigné me faire le suprême honneur
De désirer me violer…
Je fermais les yeux…
Je me mis à sourire…,
Sur la connerie des hommes et leur ignorance…
Au petit matin, je fus mise à la porte
Rien,
Enveloppée dans ma médiocrité
Je n’avais rien dit,…
Seulement quelques mots griffonnés sur une feuille jaunie,…
Brave rouquin,
Brave blond,
A l’odeur fauve et d’urine tiède,
Je te connais,
Homme blanc en tenue,
Toujours prêt à broyer du noir,
N’est-il pas vrai que pour toi,
Un Nègre innocent
Un Bougnoul innocent,
C’est un Nègre mort,
Un Arabe mort,
Un Bougnoul cadavré…
Tes parisiens de l’American bar,
Tes pistolets sur les flancs
Tes gourdins
Tes lacrymogènes
Tirant sur les femmes,
Tirant sur les Nègres,
Tirant sur les Bougnouls,
Pour tuer le temps…
Tes jeeps, tes camions,
Tes copains,
Jetant les bouteilles de bière pleines
Fracassant des têtes…
Dégradation de l’Etre Humain
A perte de vue…
O mes Ancêtres
Qu’avez-vous fait de ce continent ?
Aviez-vous pensé
Ne serait-ce qu’un instant,
A moi,
Moi, votre prédestinée,
Moi, votre incarnation,
Moi votre foi,
Moi votre futur ?
Aviez-vous pensé
Ne serait-ce qu’un instant
A tous mes pères et mères
Qui ont dû affronter l’esclavage,
La perte de leur tout,
La colonisation ?
Et aujourd’hui
La pire des calamités
La néocolonisation
Avec ses fantoches érigés en roitelets… ?
Et que dire de cette horde de barbares
Qu’on nomme fonctionnaires,
Internationaux, nationaux , Ongisants,
J’en passe et des pires… ?
Et puis fonction de quoi ?
On se le demande…
Et enfin ces néocolonialistes en cravate et chemise blanche,
Déguisés en ONG et autres petits esclavagistes…
Mes Ancêtres,
Aviez-vous pensé, un seul instant
A ce que nous allions devenir
Nous, vos héritiers ?
Dans le XVIIIème arrondissement,
Dans les banlieues mal famées
Sans parler de l’Alabama,
Avec ses lynchages, ses viols, son klu klu klan,
Sans parler des Caraibes, des Antilles, de Haiti…
Aviez-vous pensé à nous
Qui allions vivre dans ce fameux quartier de la Goutte d’Or… ?
Avec ses souks, ses marchés méditerranéens,
Qui se voulait bassin multiculturel…
Au lieu de cela,
Ce quartier avait le triste sort d’être
Un ghetto qui n’osait pas dire son nom,
Un lieu de trafic et de magouilles…
C ‘était aussi le point chaud par excellence de la descente policière…
Contrôle des papiers…
Ce quartier aux senteurs insoutenables,
Disaient les uns…
Ce quartier de toutes les misères du monde
Pour lequel le bon peuple français
Ne pouvait à lui seul porter remède,
Disaient les autres…
Un maire traversant ces lieux,
Avait parlé de mes odeurs…
Il affirmait ainsi sa civilité suprême
Sur son extrême droite, xénophobe et pro nazie…
Il y avait soi-disant une telle puanteur
Que la solution était de tout raser…
Vous mes Ancêtres
Vous qui étiez pourtant réputés si éclairés, si sages,
Comment avez-vous pu ?
Pourquoi n’avez-vous pas empêché cela
Quoiqu’il put en coûter ?
Oui, les Sunjatta,
Les Samory,
Les Kankamoussa,
L’empire des Dogons,
L’empire du Ghana,
Aujourd’hui engloutis dans les abîmes de l’histoire et de l’oubli.
Nul ne se soucie plus que cela fut.
En tout état de cause
Vos descendants sont devenus des bougnouls
Tels les bougnouls d’aujourd’hui
Les pilleurs de sécurité sociale, d’allocations familiales,
Ces taches nègres dans les cités blanches catholiques,
Chrétiennes dans bien des cas…
Pour le malheur de ces taches nègres des cités blanches…
Terra d’umanità, terra di non violenza, terra di teranga… lo stupro ebbe inizio: fine dell’impero… fu quel primo disastro che generò tutte le calamità passate e presenti e che produrrà quelle ancora da venire…
E allora è a voi, miei cari antenati che chiedo cosa mai avete fatto del nostro continente? Avete mai pensato, foss’anche un solo istante, a me, la vostra predestinata, a me, la vostra incarnazione, a me, la vostra fede, il vostro futuro? Avete mai pensato, foss’anche un solo istante, a tutte le madri, a tutti i padri che hanno dovuto affrontare la schiavitù, l’annientamento, la colonizzazione? E oggi, la peggior calamità, la neocolonizzazione, coi suoi fantocci con la sindrome del capetto. Perché non parlerò di quell’orda di barbari odierni che si chiamano funzionari, internazionali, nazionali, ONGizzati, e altro ancora… Funzionari di che, verrebbe da chiedersi… E poi quei neocolonialisti in cravatta e camicia bianca, travestiti da ONG e altri piccoli schavisti…
Miei cari antenati, avete mai pensato, foss’anche un solo istante, a ciò che saremmo divenuti, noi, i vostri eredi? Avete mai riflettuto su questa disgrazia che si abbatteva su di noi, a questo flagello chiamato colonizzazione, neocolonizzazione e quant’altro… Nelle periferie malfamate dell’Europa, in Alabama coi suoi linciaggi, i suoi stupri, il suo Ku Klux Klan, e i Caraibi, le Antille, Haiti… Avete pensato a noi, destinati a vivere nel famoso quartiere parigino della Goutte d’Or, con i suoi souk, i suoi mercati mediterranei, quartiere che voleva essere un bacino multiculturale… E non lo è, sapete? Questo quartiere aveva il triste destino di essere un ghetto inconsapevole, luogo di traffichi e di maneggi, per altro punto privilegiato dei controlli di polizia… Controllo dei documenti… Quel quartiere dagli odori insopportabili, dicevano alcuni, quel quartiere crogiolo di tutte le miserie del mondo al quale il buon popolo francese non poteva rimediare da solo, dicevano… Un sindaco che attraversava quei luoghi, aveva parlato dei miei odori, e parlando dei miei odori, col fazzoletto al naso affermava la sua civiltà suprema, la sua estrema destra, xenofoba e pronazi: il fetore era tale, disse, che l’unica soluzione e raderlo al suolo…
Voi, antenati miei, ritenuti così colti, così saggi, come avete potuto non pensare a tutto questo e non impedire che accadesse, ad ogni costo… Sì voi, i Sunjatta, i Samory, i Kankamussa, l’impero dei Dogoni, l’impero del Ghana, oggi inghiottiti negli anfratti della storia e dell’oblio, nessuno si ricorda più di ciò che fu. I vostri discendenti sono diventati dei negri, e dire negri qui non è come dire neri in Africa… I negri sono i saccheggiatori della Mutua, delle case popolari, macchie nere nelle bianche città cattoliche, ammantate di un cristianesimo fasullo…
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Cannes
AVRIL 2012
je sais ce que tu peux ressentir car je suis choquée que cla n'est pas évolué mais je t'en prie , essaie de ne pas te faire du mal en re-pensant à tout cela . Je te le re-dis , il y a des gens qui ne sont pas d'accord avec tout ces comportements et ils font ce qu'ils peuvent pour arrêter ce genre de comportement très con de la part de nos concitoyens .
bisous
Merci de ton passage Fanorise! Je transmettrai! Bien à toi! Amitiés. Aisha