Lundi 21 février 2011 1 21 /02 /Fév /2011 21:32

                                               BILLET  D’HUMEUR  n°  3

          

Ma colère est à son paroxysme. Comme dirait quelqu’un : retenez-moi ou je fais un malheur.

Vous allez comprendre pourquoi cette mauvaise humeur a tourné à la colère de voir mon Continent, le continent Africain être la risée du Monde.  Je vais écrire ce Billet en français facile, pour être bien compris.

 

 La vie sociale des populations sénégalaises est des plus perturbées, jugez plutôt d'après les exemples suivants :

             - Coupures quotidiennes et anarchiques d’électricité mettant en péril l’économie du pays et des ménages.

            - Querelles byzantines au sein du Parti au pouvoir le PDS (Parti Démocratique Sénégalais) entre certains responsables hautement placés sur l’échiquier politique sénégalais, pour le leadership dans la perspective des futures élections de 2012 et contrer une éventuelle candidature du président sortant pour l’effacer définitivement de la politique sénégalaise.

            - Renchérissement du coup de la vie dans tous les domaines.

            - Financement du FESMAN ( Festival Mondial des Arts Nègres) dont l’organisation n’est pas à la hauteur des attentes (il n’existe pas de programmes détaillés des différentes manifestations pour orienter les festivaliers sur les lieux où elles se déroulent. C’est donc au jour le jour que tout cela se décide et il faut courir d’un lieu à l’autre pour disposer du programme, donc «bonjour» les jambes);

            - S’ajoutent à cela les vociférations toutes les nuits, avec d’immenses haut parleurs de certains exaltés d’une certaine confrérie musulmane, vociférations que l’on peut traduire comme étant des tapages nocturnes normalement punis par loi. 

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Toute cette énumération du mal-être des Sénégalais est de la gnognote comparée au théâtre ubuesque, désolant , déconcertant, affligeant qui se déroule, sous nos yeux, en Côte d’Ivoire comme une insulte à toute l’Afrique ; plus grave encore un défi au Monde qui relève, de manière symptomatique, de la folie d’un seul homme : le président sortant Laurent GBAGBO, le boulanger comme il est surnommé à travers le Monde, ayant pour spécialité de rouler tout le monde dans la farine, c’est-à-dire une personne qui n’a pas de parole.

 

L’Afrique serait-elle un continent maudit ?

Comment le pouvoir peut-il corrompre une personne placée à la plus haute magistrature, c’est-à-dire un Président de la République d’une nation et de ses ressortissants ? Comment ce même président peut-il ordonner des assassinats d’hommes et de femmes désarmés qui n’acceptent pas l’usurpation de la décision du peuple exprimée par leurs votes ?

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Que les thuriféraires du régime de GBAGBO ne viennent pas nous bassiner les oreilles en « brandissant » une Constitution qu’ils ont détournée de manière frauduleuse par un coup d'État Constitutionnel préparé de longue date de cette même Constitution. Lors du débat télévisuel qui l’opposait à son challengeur Alassane Dramane OUATTARA,  Laurent GBAGBO n’avait-il pas annoncé, de son air goguenard habituel, affublé de son sourire narquois et persifleur, qu’il venait de décréter un couvre feu la veille de la date des élections présidentielles. Scénario élaboré avec la complicité de l’armée, qu’il avait soin de « préparer gracieusement ».

 

Si cela n’est pas de la dictature doublée d’une paranoïa de pouvoir, que l’on me dise ce que c’est. A ce moment-là, effectivement, il devenait clair que GBAGBO avait déjà préparé le terrain pour se maintenir au pouvoir coûte que coûte. Ce qui corrobore ce que j’avance, dans ce Billet, ce sont les propos de François SOUDAN, l’un des quatre Vice Présidents de l’Hebdomadaire « Jeune Afrique », qui répondait sur RFI (Radio France International) aux questions sur le climat qui  règne dans l’entourage de l’usurpateur du fauteuil présidentiel ivoirien. Je cite : « C’est un climat extrêmement tendu ; l’entourage savait que GBAGBO avait perdu face à son rival Alassane OUATTARA et n’osait lui apprendre les résultats finaux qui donnaient ce dernier vainqueur des élections. Cela m’a été dit, poursuit François SOUDAN, par l’un des très proches collaborateurs du président sortant. Et quand, enfin, ils ont annoncé à GBAGBO les résultats finaux qui donnaient 52% à son challengeur, tandis que lui récoltait 48%, il s’est mis dans une furieuse colère folle en déclarant : moi vivant Alassane Dramane OUATTARA n’occupera jamais ce fauteuil. Il devra me passer sur le corps. » (cf.) Alors question : comment qualifieriez-vous une telle réaction ?  

 

 

Cela étant dit, personne mieux que l’écrivain ivoirien feu Ahmadou KOUROUMA ne connaît la personnalité de Gbagbo, ayant été son compagnon de geôle et d’opposition sous le règne de feu Houphouët BOIGNY. Tous les deux ont subi l’exil de manière différente.

 

Dans son dernier opus posthume malheureusement inachevé (Ahmadou Kourouma nous a quitté le 13 Décembre 2003, pendant son énième exil  à Lyon) intitulé «Quand on refuse, on dit non » publié aux Editions du Seuil. L’auteur nous retrace une géopolitique de la « naissance » de la Côte d’Ivoire. Et, par la suite, nous faisant atterrir à l’arrivée au pouvoir de Laurent Gbagbo en 2000, nous brosse un tableau du conflit qui opposa le Sud au Nord de la Côte d’Ivoire, les charniers qui signent la marque du cynisme de Gbagbo. Mon humeur n’est pas ici de vous faire un compte rendu de cet ouvrage, mais de vous faire partager une page qui traite de la raison de l’appréhension de Gbagbo, que dis-je : la peur,  la pétoche de devoir rendre des comptes devant les instances du TPI (Tribunal Pénal International) dès qu’il aura quitté le pouvoir. Vous comprenez pourquoi il «s’accroche» comme une sangsue à ce fauteuil présidentiel qu’il a chouravé au peuple ivoirien avec son cynisme habituel, narguant toute la communauté internationale. Mais, de la même manière que l’on fait tomber cet animal qui suce le sang de ses victimes, en lui mettant le feu à son arrière, c’est de la même façon qu’il va falloir le déloger. Car l’Afrique ne veut pas créer un précédent qui laisserait la porte ouverte à toute sorte de barbarie ou de parodie de démocratie que représente cette situation actuelle en Côte d’Ivoire.

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A la page 82 de l’ouvrage de feu Ahmadou Kourouma, que j’ai cité plus haut, l’un des personnages, Vasoumanalaye, parlant des méfaits et des responsabilités de Gbagbo dit : « C’est lui qui serait à l’origine de tous les malheurs du pays. C’est lui qui serait responsable du charnier de Yopougon, des charniers de Daloa, de Monoko Zohi et de Vavoua. Que dis-je encore ?..........Et plus loin :

Et c’est la première femme de Vasoumanalaye qui a répondu à son époux :

 «Si ce n’est pas le président Gbagbo qui est responsable, ce serait qui ? C’est bien lui qui dirige le pays et jamais, jamais de jamais, il n’y a eu aucune enquête sérieuse pour arrêter les assassins. Les escadrons de la mort, c’est lui. C’est lui ou sa femme qui dirige ces tueurs d’Imams. C’est lui qui a commandé les avions pilotés  par des mercenaires. Ces avions bombardent les marchés et les villages. C’est lui qui commande les loyalistes qui ont fait les charniers de Yopougon et celui de Monoko Zohi. Gbagbo est un criminel qui doit rendre compte au tribunal pénal international comme Taylor… » Que dis-je encore ? Oh, Dioulas ! Craignez Allah, ne portez pas d’accusations gratuites. Le jour du jugement dernier, vous aurez à  prouver ce que vous aurez avancé ! »

 

Gbagbo est attendu au tournant par le TPI et la Communauté Internationale. Vous comprenez maintenant qu’il est toujours dans la logique de sa folie du pouvoir pour essayer de remettre à nouveau le couvert. Donc, à vous de juger !

 

De 1960 à 2008, l’Afrique a fait les frais de 74 coups d’Etats ; 17 guerres civiles ou tribales ; 18 rebellions ou conflits armés. Nonobstant ce triste palmarès, nombreux pays ont vu le poids de leur dette annulée dans le cadre du programme avec les institutions financières internationales. D’autres nations ont repoussé la corruption. Il est un devoir impératif pour les institutions africaines de ne pas laisser Laurent Gbagbo faire des émules. Ce qui serait lourd de conséquences dans et pour l’Histoire du Continent Africain mais aussi pour les générations futures. Nous n’avons pas le droit de laisser notre conscience s’endormir au  vestiaire de la lâcheté et de l’hypocrisie ambiantes. Le monde a le devoir d’arrêter cette parodie d’une soi-disant démocratie et de stopper la marche en arrière de l’Afrique.

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                                               Mamadou  Jean-Michel KOUROUMA

                                        Correspondant au SENEGAL, pour VOIX AFRICAINE

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Samedi 19 février 2011 6 19 /02 /Fév /2011 00:57
Edition 2011 de la Semaine anticoloniale 3 exemples de manifestations parmis une soixantaine d'évènements (débats, concerts, etc.) principalement en Île-de-France

 

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La "semaine anticoloniale" est organisée du 18 au 27 février à l'initiative de l'association "Sortir du colonialisme" pour refuser "cette politique toujours du côté des dictateurs" et "empreinte de néocolonialisme". "L'objectif est de débattre de ce qu'était la colonisation dans toute sa complexité, de répondre au discours de guerre des civilisations et de dénoncer la recolonisation économique et l'ingérence des multinationales dans la vie politique des pays où elles développent leurs activités". L'évènement est soutenu par de très nombreuses associations (MRAP, Attac, Survie, Fasti, ... ), partis politiques (Europe Ecologie Les Verts, PCF, NPA, ...), syndicats (Solidaires) ou médias (L'Humanité, Politis, Beur FM, Respect magazine, Mediapart, Nova) – Rens contact@anticolonial.net  http://www.anticolonial.net

 

vendredi 18 février 2011 à 18H : soirée inaugurale de la 6ème «Semaine anti-coloniale» - cette soirée offrira un aperçu de la richesse des activités menées lors de la semaine anti-coloniale. En croisant la parole de personnalités nationales et internationales, avec l'actualité politique d’aspiration à la liberté et à la démocratie venue des peuples arabes : c'est l'occasion d'exiger l’arrêt de l’aide militaire et policière française aux dictateurs, les pratiques mafieuses de la Françafrique, comme la fermeture des bases militaires françaises en Afrique. Il s'agit aussi d'exprimer un soutien aux sans papiers en lutte, contre le racisme, pour la liberté de circulation, pour l’égalité des droits de toutes et de tous. Plusieurs projections du film sont programmées : «Le premier congrès mondial des peuples coloniaux» à Bakou. (Film muet sous-titré en Russe. Traduction-commentaire de Bernard Dréano, président de l’Assemblée des citoyens et du Cedetim). - «Terre Tunisienne» réalisé en 1951 par Raymond Vogel. Extraits diffusés avec le concours de Ciné-Archives. Gilles Manceron, historien rend hommage aux dirigeants historiques africains Patrice Lumumba et Thomas Sankara, marque l’Anniversaire du 17 octobre 1961 et dira notre solidarité avec peuple algérien en lutte aujourd’hui - Intervention de Henri Alleg «Derrière l’indifférence et le silence des médias des peuples en résistance» Avec la présence Gustave Massiah, membre du Conseil International du Forum Social Mondial,  de retour de Dakar. Lieu : la coupole Oscar Niemeyer, au siège national du PCF , 2, place du colonel Fabien, 75019 Paris 19è, Entrée : 8 rue Mathurin Moreau, M° Colonel Fabien. Contact: 01.40.40.12.93 sylvie.jan@free.fr - inscriptions : mparmigiani@pcf.fr


lundi 21 février à 19h : Colloque "Aide au développement ou colonialisme humanitaire ? : Haïti, Cameroun, Tchad, ..."  Ce titre ne signifie pas que la contribution des pays riches au développement des pays les moins avancé doit marquer une pause.  Tout au contraire mais le terme d’aide est bien souvent inapproprié compte tenu de son usage par ceux qui la distribue.  Interrogée par la journaliste Eugénie Diecky, les différents intervenants présenterons des cas ou manifestement le mot aide tel qu’elle est pratiqué sert aussi de couverture à des comportements que l’on pourrait qualifier de colonial.  Dans bien des cas il s’agirait plutôt de devoir de restitution comme le montre Sophie Perchelet du CADTM et auteur d’un livre sur Haïti.  Dans d’autre comme le montre Roxana Correo pour l’Amérique latine ou Soleyman Abdallah pour le Tchad, il a pu même être utilisé comme instrument de domination politique.  Sekou Fofana nous montre aussi qu’il peu en encourageant des comportements d’assistanat être un handicap au développement.  Par la présentation d’un cas concret au Cameroun, Jean-Paul Vanhoove montre que certaine ONG du nord peuvent, de bonne fois, sans même s’en rendre compte, privilégier en réalité leur propre développement.  Pour finir Sophie Perchelet  ramènera ces disfonctionnements à leur juste valeur en montrant que cette aide du Nord n’est qu’une petite compensation à la prédation et au pillage des ressources du Sud par certain opérateurs économiques du Nord. - Dans le cadre de la semaine anticoloniale  - Lieu : Mairie du IIème, 8 rue de la Banque, Paris 2è, M° Bourse - Rens. :06 21 05 47 38 jp.vanhoove@wanadoo.fr

 

samedi 19 et dimanche 20 février de 13h à 19h : "salon anti-colonial" avec une soixantaine de stands associatifs, des débats, des projections de films, des animations artistique, la remise du "prix du colonialiste de l'année" et le "prix Françafrique" avec la participation effective de Stéphane Essel avec la remise du prix Frantz Fanon par la Fondation Frantz Fanon, d'Eva Joly, Présidente de la Commission du développement au Parlement européen: Contre l’accaparement et la recolonisation des terres, Bruno Jaffré : Pour une commission d’enquête sur l’assassinat de Thomas Sankara, des historiens, écrivains, auteurs d’essais anticolonialistes, un Salon du Livre anticolonial, avec des historiens, écrivains, auteurs d’essais anticolonialistes comme : Thomas Delombes, Manuel Domergue, Gus Massiah, Alain Ruscio…. …, des expositions. . Lieu : la Bellevilloise 19-21 rue Boyer, Paris 20è, M° Gambetta - Rens contact@anticolonial.net  http://www.anticolonial.net

 

Merci à JP Vanhoove pour ces informations.

Par Voix Africaine - Publié dans : Histoire/STORIA - Communauté : LE CONTINENT AFRICAIN
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Vendredi 18 février 2011 5 18 /02 /Fév /2011 21:45

 

               Le titre de ce Billet d’Humeur pourrait être : Pilotage à vue. Je veux parler de la gouvernance du Sénégal. Les exemples qui m’amènent à cette déduction sont si nombreux

que je vais à l’essentiel.

 

               Il y a trois semaines mon humeur était tellement massacrante, pour mon entourage, que je me suis demandé si je ne frisais pas la paranoïa. Imaginez ! La température extérieure oscillait entre 35 et 40 degrés, qui marque la saison de l’hivernage qui sévit dans toute l’Afrique subsaharienne, et qui n’épargne pas le Sénégal, tout au contraire. C’est la période des grandes chaleurs qui peuvent s’étaler sur plusieurs semaines. Au Sénégal, c’est aussi une période cauchemardesque pour les sénégalais, et particulièrement pour les Dakarois. Que l’envie vous prenne, pour des raisons (X), de vous rendre au centre ville de Dakar, capitale du Sénégal, depuis l’indépendance, avant d’avoir été la capitale de l’ex-AOF (Afrique Occidentale Française) pendant la colonisation, voici ce que Dakar offre à vos yeux,  conséquence des récurrentes coupures d’électricité au Sénégal.(Ils) les pouvoirs du  régime libéral en place appellent ces coupures des délestages .Le choix  des mots en pareilles circonstances, ne sont guère des arguments, face à la population, afin que s’amenuisent la colère, la détermination de la faire savoir par des manifestations qui eurent, parfois, des allures d’émeutes, et, aussi, les admonestations de la population contre le pouvoir en place depuis l’an 2000.

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               Alors que, d’une manière générale, la lutte contre  les pollutions de tout genre, pour réduire les effets de serre de la planète, est l’un des piliers de la bonne gouvernance d'une nation, quelle qu’elle soit, le spectacle qui s’offre à vos yeux à Dakar est édifiant.

               Tout au long des grandes artères, et des rues adjacentes,  tous les dix mètres (je n’exagère pas) sur les trottoirs ce sont des groupes électrogènes de toutes  puissances qui suppléent aux coupures d’électricité, que les passants sont obligés de contourner pour poursuivre leur chemin. S’il n’y avait que cela, passe encore. Mais, outre les vrombissements assourdissants de ces engins, générateurs d’agression sonore, ce sont les fumées toxiques chargées de CO2 qu’ils répandent qui rend l’atmosphère irrespirable, et favorisent les affections pulmonaires et autres maladies de tout genre.

               DSCN1951

               L’on a entendu  des responsables de la SENELEC (Société Nationale d’Electricité), dans les médias se perdrent en conjectures d’explications, qui n’ont guère convaincu d’ailleurs la population. Il semblait même que chacun tirait la couverture sur soi, en arguant la responsabilité de cette incurie, tantôt sur la vétusté des matériels,  de l’installation de la centrale, tantôt sur la mauvaise qualité du fuel qui entraînerait des pannes. Il fallait de la part de Me Abdoulaye WADE faire quelque chose de spectaculaire pour éviter que le blason du pouvoir libéral en place ne se ternisse d’avantage. Il faut  dire qu’aux coupures intempestives d’électricité est venue s’ajouter la pénurie de ravitaillement en gaz butane en bonbonne.

Vous comprenez, ou vous comprendrez ma mauvaise humeur !

 

              

               Eh hop… ! Allons-y pour un remaniement. Ainsi dit, ainsi fait. Mais ce ne fut qu’un mini remaniement ministériel.

               L’on limogea le Ministre de l’Energie, Samuel SARR,  pour qui l’on créa un poste de Chargé des Finances auprès du Président de la République. Et devinez par qui il fut remplacé ! Par celui qui détient, dit-on, le Super Ministère du Gouvernement du Sénégal qui englobe la Coopération Internationale, les Transports Aériens, les Transports de Route, les  Infrastructures, et maintenant l’Energie. Soulignons, tout de même, qu’il fut «soulagé» du Ministère des Transports de Routes. Je veux parler du fils «spirituel» KarimWADE.

 

               Et dès son arrivée à la tête de son nouveau Ministère de l’Energie, il créa un Secrétariat à l’Energie. L’on crut qu’un «miracle» s’était produit ; car, il n’y avait plus de coupures d’électricité très prolongées comme par le passé, qui étaient de l’ordre de 3 à 4 heures, parfois plus. Et l’on a droit à des jours et des nuits, en alternance, de vie « éclairées ». Ce qui ne signifie pas absence de coupures d’électricité. Faut pas rêver !... Et puis, comment se fait-il que ce qui est possible, maintenant, ne le fût pas depuis des années ?

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               Aussi, il faut souligner que les langues se sont déliées, par des commentaires quant  aux résultats que l’on attend de ce Super Ministre. Un des leaders de l’opposition n’a pas manqué de dire, je cite : « Qu’il avait anguille sous roche, de la manière dont la politique de l’Energie est conduite au Sénégal. C’est une façon pour Me WADE de mettre son fils le pied à l’étrier en vue de le préparer pour les futures élections présidentielles de 2012. Mais les sénégalais ne laisseront pas faire.»(cf.) D’aucuns ne manquent pas d’ajouter que Me WADE utilise la politique Energétique du Sénégal pour préparer son éventuelle candidature aux élections ou celle de son fils. Le Sénégal acceptera t’il d’instaurer l’autocratie dynastique à l’instar du Gabon ?      

.Cela est une autre histoire, dont nous aurons la réponse dans un futur très proche ; et nous en sommes-là pour le moment.

 

                   

 

              

 

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JM JMK dit Doudou

Correspondant au SENEGAL pour VOIX AFRICAINE

Par Voix Africaine - Publié dans : Aspects économiques, sociaux, politiques - Communauté : Actualité panafricaine.
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Mercredi 16 février 2011 3 16 /02 /Fév /2011 21:11

MATA GABIN

AU FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM PANAFRICAIN DE CANNES

"BETTY" - One Woman Show

Samedi 16 avril 2011

Espace Miramar - 17h

65, Bd de la Croisette - Cannes

 

Bettyaffiche

 

Pour plus d'information, invitation à consulter le site du

FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM PANAFRICAIN

 

Affiche FIFP 2010

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Mardi 15 février 2011 2 15 /02 /Fév /2011 23:23

 

            L’Arbre qui s’était déraciné, pour se transplanter sur un autre continent,

plus au Nord de la « Boule Bleue », a retrouvé  La Terre qui l’a vu naître.

Il n'en demeure pas  moins qu’il a  des humeurs qu’il voudrait  vous faire partager.

 

            A vous de juger !

 

            J’ai ouï dire que le Sénégal était un Super Marché de la rumeur.

            Qu’en est-il exactement ?

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            Le « Sopi », qui signifie en langue Wolof (changement), slogan  de Me Abdoulaye  WADE, l’actuel Président de la République du Sénégal, avant son élection en 2000, est tombé dans oubliettes de l’histoire du Sénégal. Il fait pousser de l’urticaire chez les jeunes qui, lorsqu’ils l’entendent, prononcé par quelqu’un, affublent de tous les noms d’oiseaux  l’inventeur du slogan, et pire encore, le « Gorgui »(le vieux  c’est le qualificatif qui lui est attribué) à présent est surnommé le « Grand menteurdevantl’Eternel. ».  

            Je n’invente rien, et ce n’est pas de la rumeur

            Le chômage des jeunes ne cesse de croître : 48% de la population active de jeunes entre 18 et 30 ans qui végètent dans l’oisiveté totale, sans aucune perspective d’avenir, qui tuent le temps aux jeux de Dames ou de la belotte, à longueur de journée.

            A preuve !

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            Dans mon quartier, se dresse un petit rond planté de grands arbres, tout autour, qui     a été  baptisé du nom de Jardin Espagnol. Pour quoi Espagnol… vas savoir !

Toujours  est-il que c’est le lieu de rencontres et regroupements, quotidiens ; outre des hommes  mais aussi des jeunes du quartier. Ce sont deux « Quotidiens » sénégalais : L’Observa  teur (L’Obs) et Le POP (Le Populaire) qui alimentent les âpres discussions, autour des   sujets de l’actualité sénégalaise. Ce jour-là, tous les deux journaux  faisaient leur

            « UNE » sur l’agression d’un ex-Ministre par son épouse. Ce n’était pas de la rumeur.

 

            Cependant, les grandes affaires politiques n’étaient point reléguées au second plan. Les jeunes sénégalais ont un  niveau intellectuel très élevé, surtout en matière de Politique ; d’où parfois des débats (sous les arbres de la Place  Espagnol) des âpres débats, qui ne souffrent d’aucune absence d’argumentations idéologiques entre les Libéraux (pro Wade, plus ou moins du fait de l’affaiblissement du pouvoir en place) et les jeunes socialistes. L’on constate, aujourd’hui au Sénégal, une floraison de Mouvements Citoyens dans l’espace public ; menacent-ils les politiques ? Cela il faut le craindre ; car cela est significatif du syndrome de l’échec des politiques et des syndicalistes, au fur et à mesure que la date de la présidentielle de 2012 approche, des mouvements citoyens voient le jour au Sénégal, avec comme objectifs principaux  le départ de Wade du pouvoir, mais aussi la mise à l’écart des autres leaders qui aspirent à lui succéder. C’est, là, une nouvelle donne qui sonne comme l’échec cuisant es hommes et des syndicats sénégalais dans leur  volonté d’offrir une alternative crédible à leurs compatriotes. Assiste-t-on à la fin du politique ?

            Nous tenterons d’y apporter une réponse au prochain numéro de notre Billet d’Humeur. Ce n’est pas de la rumeur. Je requiers, simplement, votre patience.

            MJMK dit DOUDOU

            Salut !

Correspondant au SENEGAL, pour VOIX AFRICAINE

 

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Par Voix Africaine - Publié dans : Aspects économiques, sociaux, politiques - Communauté : LE CONTINENT AFRICAIN
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