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Mercredi 30 avril 2008

 

 

LES ETATS UNIS D'AFRIQUE : QUELS DIRIGEANTS POUR LE CONTINENT ?

(Par Mamadou Jean Michel KOUROUMA, Journaliste à Radio Mega)  

 


        
C'est la question fondamentale pour faire et réaliser les Etats Unis d'Afrique. Il  est une perte de temps de faire le procès des dirigeants actuels, aussi, c'est faire de lapalissade de dire que le développement passe par l'économie, la mise en place de contrôle, de contre-pouvoir, de contrepoids sur le plan médiatique, concept au même titre que la démocratie qui n'est pas bornée géographiquement.

 

         La fonction de dirigeant est née d'un mythe fondateur dans la nuit des temps, fonction qui a évolué avec la conscience que nous avons du monde dans lequel nous vivons.

 

         Tous les dirigeants actuels de l'Afrique ont échoué dans l'entreprise de l'industrialisation qui demeure la clé pour le développement de l'Afrique.

 

         Nous vivons l'année du cinquantenaire des indépendances du Ghana et de la République de Guinée. Ces deux pays ont été menés à l'indépendance par deux dirigeants panafricanistes : Kwamé NKRUMAH et Ahmed Sékou TOURE, respectivement premier Président de la République Ghanéenne, et premier Président de la première République de Guinée. Deux dirigeants qui ont fait du Panafricanisme la seule voie politique pour la réalisation des Etats Unis d'Afrique.

 

                La vision de l'un et de l'autre était que rien ne peut aboutir concrètement sans la participation et la conscientisation politique de la masse rurale, de la jeunesse creuset et émanation consubstantielle du peuple. C'est-à-dire, selon moi, que toute politique, toute action de progrès doivent trouver leur prolongement dans les sphères dont j'ai fait état plus haut, composantes de tous les hommes et de toutes les femmes qui aspirent au bien-être humain et de progrès de développement. Cela dans le cadre d'un contrat social de développement et de progrès où la démocratie doit incarner le respect de ce contrat social de développement. Autrement dit : faire émerger le sens de responsabilité dans l'homme africain, quelqu'il soit, dans le cheminement de son éducation politique, maître de son devenir de construction de son espace de développement et de progrès, après qu'il se soit débarrassé du joug colonial qui a revêtu le manteau du néocolonialisme et du libéralisme sauvage qui l'étreint aujourd'hui, et de ce que l'on appelle la mondialisation.

 

         Cinquante années se sont écoulées depuis l'avènement de cette révolution culturelle qui devait libérer les énergies politiques de l'Afrique, singulièrement en Guinée.

 

         Depuis le Sommet des Chefs d'Etats Africains, à Accra en Octobre 2OO6, les Etats Unis d'Afrique tiennent une place de choix sur le continent, face aux adeptes du Fédéralisme qui faisaient l'option du maintien du système sur lequel le colonisateur avait bâtit son entreprise d'exploitation des matières premières, pour s'enchirir et se développer au détriment de la paupérisation des populations d'Afrique.

 

         Aujourd'hui, l'Afrique a besoin de dirigeants qui soient capables de sensibiliser toutes les couches sociales, face à cette mondialisation, mais capables, aussi, de jeter les bases de projets de développement à l'aube de cette mondialisation dont on ne peut plus faire l'économie.

        

         Cependant, face à cette réalité, il est un socle sur lequel bâtir les Etats Unis d'Afrique : c'est celui, de la bonne gouvernance, de la démocratie synonyme de liberté, sans tomber dans le négativisme et le pessimisme ambiant qui font légion dans certains milieux intellectuels africains de l'extérieur. En s'attaquant aux problèmes économiques, d'éducation à tous les niveaux, de santé, des infrastructures de communication (des NTC (nouvelles technologies de communication), routes, voies ferrées) et surtout aux problèmes énergétiques dont l'Afrique est cruellement dépourvue. Il faut, aussi, créer et assurer les normes éthiques, diagnostiquer les moyens, s'atteler à l'éducation politique de la masse rurale du peuple.

 

         Un dirigeant africain ayant comme point de mire les Etats Unis d'Afrique doit être l'artisan inlassable de progrès, se vêtir ou re-vêtir l'armure du chevalier de la lutte contre la faim; considérer le pouvoir comme moyen et non une fin en soi pour éviter l'effet de boomrang destructeur; avoir le courage politique de se débarrasser de ceux qui ne sont pas dans les normes d'éthique des biens de l'Etat et de la société dans son ensemble : en d'autres termes la corruption et ses ramifications insidieuses dans le peuple.

 

         Disons-le clairement ! Cest la trahison de tous ces postulats de base de bonne gouvernance qui est à l'origine de tous les échecs de progrès depuis les indépendances d'il y a cinquante années. La trahison, c'est aussi la corruption qui gangrène nos institutions africaines de l'Etat à quelque niveau qu'elle se « tapisse » à l'échelon de la nation, de l'Etat avec des enrichissements illicites quand le peuple a faim, alors que l'Afrique regorge de richesses en tout genre. Curieux paradoxe, vous conviendrez avec moi.

 

         A travers l'esclavage et la colonisation l'Afrique a survécu. Le temps est venu de reconnaître l'erreur historique qui a été de garder l'intangibilité des frontières héritées de la Conférence de Berlin (1884-1885), qui a vu l'Afrique partagée comme un gâteau par les puissances occidentales qui l'ont spoliée de toutes ses richesses à la fois de ses matières premières et de ses enfants. L'alternative qui s'offre aujourd'hui à un dirigeant africain, dans la perspective d’oeuvrer à la réalisation des Etats Unis d'Afrique, c'est de savoir s'il s'inscrit dans le maintien des accords dont le contrôle lui échappe totalement, car pris dans l'engrenage des contraintes et restructurations de plans de développements imposés par les institutions internationales financières : le F.M.I et la BANQUE MONDIALE. Ou bien s'il doit revenir aux fondamentaux de l'idéal des valeurs africaines que sont l'honneur, la mémoire historique, la responsabilité qui doivent conditionner les échanges d'égal à égal avec le refus de toute subordination (surtout monétaire héritée des anciennes puissances coloniales).

 

         Faire du courage politique le levier d'entreprendre la reconversion de la conscience politique et de dire NON lorsque les intérêts vitaux des peuples africains sont en jeu, à l'image de l'exemple de refus manifesté par les Chefs d'Etat Africains lors du dernier Sommet UE-ACP qui a eu lieu à Lisbonne au Portugal.

 

         Ainsi, reconquérir la dignité de l'Afrique, dont tout le monde sait qu'elle est le fournisseur du monde en matières premières indispensables au développement du reste du monde.

 

         Il est temps pour l'Afrique de s'affranchir de l'état de Continent complexé dans lequel on l'a très longtemps maintenue.       

 

Par Mamadou Jean-Michel KOUROUMA - Journaliste à Radio MEGA

par Voix Africaine publié dans : Aspects économiques, sociaux, politiques
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Mardi 4 décembre 2007
Différences culturelles: avantage ou inconvénient?
Conférence du dr SYLLA TATI Ibrahim, 
octobre 2007 à Lugano
 
Il m’a été demandé de m’entretenir avec vous sur le thème de la diversité et de l’acceptation de l’autre.
C’est un vaste problème, très difficile à affronter.
C’est une réalité : personne en se déclare raciste ; personne , à priori, refuse autrui ; du moins c’est ce que l’on croit…
 
Je me souviens, à l’époque ou je faisais mes études de sociologie, j’interpellais souvent les personnes sur le racisme de la société occidentale.
Je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui admette être raciste.
Mais devant une demande spécifique, par exemple, à un père de famille, lui demandant s’il serait heureux d’apprendre que sa fille décide de se marier avec un Noir… Eh bien dans ce cas précis, tous restent perplexes et souvent la réponse est la suivante :
« je ne verrai aucun inconvénient que ma fille épouse quelqu’un de différent, mais le monde dans lequel nous vivons est ce qu’il est et mes éventuels futurs neveux, je pense seulement à eux, ne seraient pas heureux et auraient une vie plutôt difficile.
Donc ma position est que , dans l’hypothèse de ce mariage, mon seul objectif serait de sauvegarder le bonheur de vivre de mes éventuels neveux. »
 
Et ensuite
 
A la demande , si vous aviez un appartement à louer, le loueriez-vous volontiers de la même fa¢on à un Noir ou à un Blanc, là aussi, la réponse se voulait généreuse. Sachant que le Noir aurait des difficultés à se faire accepter par les voisins, en conséquence, il vaudrait mieux ne pas louer l’appartement à quelqu’un de couleur.
 
Il y a encore un autre exemple sociologique intéressant à souligner :
Je m’explique :
A la demande
Pourquoi dit-on Négro, ou journée noire, ou travailler comme un nègre…
On comprend volontiers qu’il n’existe pas d’expression similaire sur le Blanc…
En effet, le blanc est blanc, sans autre commentaire.
Du point de vue sociologique, on en vient à penser que tout ce qui est blanc dans la culture et dans le subconscient occidental est bon, beau et positif.
Et tout ce qui est noir est négatif.
 
Ainsi, dans la culture occidentale, un blanc peut fièrement dire : «  J’ai un ami noir ».
C’est valorisant.
Cela signifie : «  Je ne suis pas raciste. »
 
D’autre part, l’ami noir, lui, n’a rien à dire, car déclarer «  J’ai un ami blanc » ne signifie rien du tout.
Ceci indique que l’ami blanc a le droit d’être ou de ne pas être raciste, l’ami noir, quant à lui, n’a pas ce droit malsain.
 
Toutes ces réflexions nous font comprendre combien ce domaine est vaste.
 
 
Pour introduire un discours sur la tolérance ou sur l’intolérance, je voudrai surtout souligner que la tolérance , aussi, peut avoir des connotations discriminatoires, insultantes et dévalorisantes pour tout un peuple.
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Prenons un épisode qui a eu lieu ces jours-ci :
En Allemagne, un jeune a été arrêté pour abus sexuels, séquestration et incitation à l’acharnement de groupe à l’encontre de son ex-compagne.
Parce qu’elle l’aurait trahie, pour la punir, il lui a fait subir toutes ces violences horribles.
Eh bien le juge a prononcé que selon le code pénal allemand, il encourrait une peine minimale de 10 ans pour ce crime, le plus horrible que l’on puisse commettre ; mais considérant les origines sardes du prévenu, la peine pouvait être allégée.
Toujours selon ce juge, en Sardaigne, on sait que les femmes en temps normal courent le risque de subir des violences de ce type, donc le jeune prévenu, qui a grandi dans cette culture, pour sauver son honneur, ne pouvait pas agir différemment.
 
Ainsi :
Grâce à son origine culturelle, la peine a été réduite à six ans.
 
Je pense sincèrement que ce juge allemand n’a rien fait d’autre que d’exprimer à haute voix, ce que beaucoup pensent tout bas, (ignorant ce qu’est la véritable culture turque, sarde, africaine…)
 
Ceci sous-entend, de la part du juge, qu’une personne d’origine germanique n’aurait pas pu commettre un tel délit.
On peut dire que ce juge est ignorant quant à la culture sarde, parce qu’en Sardaigne, en vérité, c’est le matriarcat qui domine, en vertu de la culture ancestrale transmise spirituellement.
Culture qui n’existe plus sur le plan administratif mais qui est encore présent dans la pensée collective.
Ce juge ignore encore que vers l’an 1400, la reine Eleonora introduisit en Sardaigne la première loi défendant le droit des femmes ; ainsi il était écrit qu’en cas de viol ou de violence sur les femmes, celui qui avait commis le délit se voyait couper ou un pied ou une jambe, afin que la société se rende compte de son forfait.
 
Vous vous rendez compte qu’en analysant ces faits, combien il est difficile de vivre ensemble, entre êtres humains.
 
Dignité, respect, mettre ensemble le meilleur de chacun de nous, pour partager, vivre ensemble, sachant que s’améliorer soi-même c’est rendre le monde meilleur ou au moins le rendre plus vivable.
 
Comme vous le voyez, la tolérance peut exprimer un racisme de fond, comme dans le cas de ce sarde condamné à une peine inférieure que s’il avait été allemand.

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Ce qui m’a toujours rendu perplexe, c’est de constater que, de manière subtile, mais très diffuse, et dans toutes les classes sociales, il existe un sentiment paternaliste, u sens de la supériorité envers l’autre, celui qui est différent.
 
L’autre on l’accepte ou on le refuse.
Dans les deux cas, rien n’est innocent :
«  Devine qui vient manger ce soir ? »
Ou le contraire
«  S’il te plaît, ne l’amène pas à la maison ! »
Différence culturelle : avantage ou inconvénient ?
 
A mon humble avis, les différences culturelles sont un avantage pour les peuples de notre planète Terre.
 
Feu Léopold Sédar senghor, premier président de la République du SENEGAL, ex membre de l’Académie Fran¢aise, disait.
«  le monde de demain sera métis ou ne sera pas ».
 
Ce serait une catastrophe si, l’on n’était pas en mesure de prendre en considération le meilleur de chaque culture pour vivre ensemble, pour un partage entre les peuples, pour la sauvegarde de l’humanité.
Jamais dans l’humanité, il ne s’est vérifié autant de possibilités mises à disposition de l’être humain, pour rencontrer, dialoguer et peut être apprendre à connaître l’autre.
 
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Dans le parcours de ma vie spirituelle, j’ai toujours cherché à m’inspirer de l’enseignement du Mahatma Gandhi :
L’humilité, la tolérance, la richesse spirituelle et culturelle de l’autre, dans ce qu’elle a de différent.
Mahatma Gandhi racontait :
« Durant la guerre civile, son ami dont les Musulmans avaient tué le fils de 8 ans, lui demandait si la tolérance, l’acceptation de l’autre était possible également dans ce cas.
Disant que selon lui, le seul moyen d’être digne devant son fils c’était de se venger…
Mahatma Gandhi lui répondit que le seul moyen de rester digne de son fils et de lui-même, c’était de dire aux Indiens de confession hindoue de ne pas appliquer la loi du talion, mais d’aller dans un quartier musulman pour chercher un orphelin dont les parents auraient été tués par des hindous, de le ramener à la maison pour lui donner une éducation, mais pas une éducation hindoue mais une éducation musulmane.
«  Chacun de nous est unique » !
Que fait-on de cette vérité fondamentale ?
 
Ma ferme conviction est que le partage et l’espérance, comme les différences culturelles sont vraiment un avantage pour les êtres humains.
Mais il est indispensable d’avoir le courage de l’amour.
 
 
« Quand naît une véritable rencontre,
Quand des mains se sont serrées avec sincérité,
Quand des sourires authentiques se sont échangés,
Alors on sent au plus profond de son âme
Que plus rien ne peut plus être comme avant,
Parce que l’autre est devenu, à cet instant,
Ton ami, ton amie,
Il ou elle est devenu(e) un autre toi-même
Et finalement ensemble dans le partage,
L’on devient des êtres humains. »
 
Oui, chers amis, la différence culturelle est une richesse pour l’humanité !
 
Dr Ibrahim SYLLA TATI
par Voix Africaine publié dans : Aspects économiques, sociaux, politiques
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Vendredi 9 novembre 2007
DIFFERENZE CULTURALI :
VANTAGGIO O SVANTAGGIO?
 Conferenza del Dr SYLLA TATI Ibrahim a Lugano, ottobre 2007

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Buonasera a tutti
 
Mi è stato chiesto di intrattenervi, esponendo le mie impressioni sulla questione della diversità e dell’accettazione dell’altro.
 
E’ un problema vasto, molto difficile da affrontare.
 
E’ una realtà il fatto che suggestivamente, per non dire individualmente, nessuno si dichiara razzista, nessuno a priori rifiuta l’altro…almeno cosi crede…
 
Ricordo che nel periodo in cui svolgevo i miei studi di sociologia, sovente intervistavo le persone sull’argomento “Razzismo nelle Società Occidentali”.
 
Durante tutte le mie interviste, non ho mai incontrato nessuno che abbia ammesso di punto in bianco di essere razzista o di essere diffidente verso il diverso.
 
Ma di fronte alla domanda specifica, precisa e personale, ad esempio ad un padre, se sarebbe stato felice di sapere che la propria figlia ha deciso di sposare un negro!...
 
Ebbene, a questa domanda precisa tutti dimostravano una certa perplessità, e la risposta sovente era:
 
 
“Io sarei anche d’accordo che mia figlia sposasse uno diverso, ma il mondo in cui viviamo è quello che è, ed i miei futuri nipotini, e penso solo a loro, non sarebbero felici e avrebbero una vita piuttosto difficile.
 
Quindi la mia opposizione all’ipotesi di questo matrimonio avrebbe solo lo scopo di salvaguardare la felicità degli eventuali nipotini.”
  
E ancora…
 
Alla domanda se avendo un appartamento da affittare fosse, per gli intervistati, indifferente darlo in locazione ad un nero o ad un bianco europeo,
anche in questo caso la risposta si voleva “generosa”;
 
nel senso che considerato che l’ipotetico inquilino nero avrebbe senz’altro incontrato difficoltà nel farsi accettare dai vicini, come conseguente atto di “generosità” si sarebbe preferito non affittare ad un nero l’appartamento, qualunque fossero le sue capacità di sostenere economicamente l’impegno preso.
 
C’è ancora una domanda interessante, nell’ambito dell’analisi sociologica della società vista attraverso le sue espressioni linguistiche, che utilizzano spesso modi di dire che non trovano equivalenti nel caso opposto.
 
Mi spiego:
Alla domanda: 
“Perché si dice Negro, o Giornata Nera, o Lavorare come un Negro…?”
…Ci si accorge che non esistono espressioni verbali di questo tipo trattandosi del Bianco.
In effetti, il bianco è bianco senza altre aggiunte.
Quindi osservando dall’ottica dell’analisi sociologica, viene da pensare che tutto quello che è bianco nella cultura e nel subconscio occidentale è buono, bello e positivo,
invece tutto quello che è nero è negativo.
 
Cosi secondo la cultura occidentale un bianco può fieramente dire: “Ho un amico nero”. 
Questo è valorizzante.
 
Significa: “Io non sono razzista”.
 
D’altro canto l’amico nero invece non ha niente da dire, in quanto dichiarare “io ho un amico bianco” non significa nulla.
 
Questo ci indica che l’amico bianco ha il diritto di essere o no razzista, l’amico nero questo diritto malsano non ce l’ha.
 
Tutte queste sono riflessioni che lasciano intendere quanto l’argomento di cui discorriamo stasera, sia vasto.
 
Però per introdurre un discorso sulla tolleranza o intolleranza, vorrei soprattutto sottolineare che anche la tolleranza può avere delle connotazioni discriminatorie, insultanti e di disprezzo per tutto un popolo.
 
Prendo ad esempio un episodio verificatosi in questi giorni:
 
In Germania un giovane è stato arrestato per molestie sessuali, sequestro e incitamento allo stupro di gruppo, perpetuato nei confronti della sua ex convivente, “rea” di averlo tradito.
 
Per punizione le ha fatto subire tutte queste violenze orribili.
 
Ebbene il giudice ha sentenziato che, sebbene il Codice Penale Tedesco preveda una pena di minimo 10 anni per questo crimine, il più orribile che si possa commettere, in questo caso, considerate le origini Sarde del giovane, si potevano concedere le attenuanti.
 
Secondo questo giudice in Sardegna, si sa, le donne normalmente corrono questi rischi cioè subire violenze di questo tipo, dunque il giovane, cresciuto secondo questa cultura, dinanzi all’affronto al suo “onore”, non poteva comportarsi diversamente.
 
Quindi:
grazie alla generosità del condono culturale, la condanna si è ridotta a sei anni.
 
Io penso sinceramente che questo giudice germanico, non ha fatto niente altro che esprimere ad alta voce quello che molti germanici, (ignorando la vera cultura dei Turchi, dei Sardi, degli Africani, ecc), pensano…in silenzio.
 
Il giudice sostiene con questa sentenza, che una persona di cultura germanica non avrebbe mai potuto commettere un tale delitto, quindi essere Sardo per questo giovane, è un’attenuante, quindi si potrebbe anche dargli la condizionale…
 
Cosa si può dire, se non che questo giudice è un ignorante della vera cultura sarda, perché non sa che in Sardegna, in verità, vige il Matriarcato, in virtù della cultura primordiale tramandata spiritualmente…
 
Cultura forse non più praticata nelle relazioni amministrative, ma che è ancora esistente nel pensiero collettivo.
Questo giudice ignora che nel 1400 la Regina Eleonora introdusse in Sardegna la prima legge scritta a difesa delle donne; cosi era decretato che, in caso di stupro o violenza sulla donna, allo scellerato che avesse commesso il fatto, venisse tagliato a seconda della gravità del crimine, o un piede o una gamba, al fine di rendere visibile alla società la sua colpa.
 
Vedete che, analizzando i fatti odierni, ci rendiamo conto di quanto sia difficile il vivere insieme tra gli Esseri Umani…
 
A pari Dignità…pari Rispetto, mettendo insieme il meglio di noi stessi; per convivere, condividere affinché ognuno si prenda in carico, tale elemento fondamentale, costituente l’Umanità, nella consapevolezza che migliorando se stesso si migliora il mondo, o almeno lo si rende più vivibile.
 
Come vedete la tolleranza può esprimere un razzismo di fondo, come nel caso del giovane Sardo condannato a una pena minore che se fosse stato tedesco.
 
Si è compiuto un gesto insultante verso il popolo di appartenenza di questo criminale, perché di cultura diversa.
 
Ciò che mi ha sempre reso perplesso è il constatare che, in maniera sottile, ma molto diffusa in tutte le classi sociali, c’è un sentimento paternalistico, un senso di superiorità verso l’altro, il diverso.
 
Lo si accetta o lo si rifiuta.
In tutti i due casi non c’è innocenza, voglio dire l’impressione è sempre:
“Indovina chi viene a cena stasera?”
O il contrario:
“Per carità! Non portarlo a casa!”
Differenze culturali: vantaggio o svantaggio…?
 
A mio modesto parere, le differenze culturali sono un vantaggio per i popoli della nostra pianeta Terra.
 
Fu Léopold Sédar Senghor, primo Presidente della Repubblica del Senegal, ex membro dell’
”Académie Française”, diceva:
 
« Le Monde de demain ou bien sera Métisse ou ne sera pas ! »
 
Sarebbe una catastrofe, se non fossimo in grado di trarre il migliore di ogni cultura per una convivenza, una condivisione tra i popoli per la salvaguardia dell’Umanità stessa.
 
Mai nella storia dell’Umanità si sono verificate cosi tante possibilità messe a disposizione dell’Uomo per incontrare, dialogare e magari conoscere l’Altro…
 
…poter uscire dell’oscurantismo
delle paure,
delle “a priori”,
del sentimento che tutto ciò che è diverso, è negativo…
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Nel mio percorso di vita spirituale ho sempre cercato di ispirarmi dell’insegnamento di Mahatma Gandhi:
 
L’Umiltà, la Tolleranza, la Ricchezza Spirituale e Cultura che è nell’Altro , nel cosiddetto Diverso.
 
Mahatma Gandhi racconta:
 
“Durante la Guerra civile un suo amico a cui i Musulmani avevano ucciso il figlio di 8 anni gli chiese se la tolleranza, l’accettare l’Altro era possibile anche nel suo caso…
dicendo che al suo parere l’unico modo di essere degno di suo figlio era di vendicarlo…
 
Mahatma Gandhi gli rispose che l’unico modo di essere degno di suo figlio e di se stesso era di dire agli Indiani di confessione Indù di non applicare la logica “occhio per occhio, dente per dente,
quindi di andare nel quartiere musulmano per cercare un orfano a cui gli Indù avevano massacrato i genitori, raccoglierlo,
portarlo a casa per educarlo,
ma non da Indù, bensì da Musulmano…
 
“Ognuno di noi è unico e irripetibile”
 
Ma cosa facciamo di questa verità fondamentale…?
 
Ora aspetto le vostre domande..
 
Si, perché si potrebbe parlare per giorni e giorni, ma mi avvio alla conclusione cercando di essere ottimista,
con questo detto Tuareg,
nella mia ferma convinzione e speranza personale che le differenze culturali sono veramente un vantaggio per gli Esseri Umani,
 
ma è indispensabile il coraggio dell’Amore tra gli Esseri Umani:
 
 
“Quando nasce un vero incontro,
 
quando delle mani si sono strette con sincerità,
 
quando dei sorrisi autentici si sono scambiati,
 
allora si sente nel più profondo dell’Anima
 
che più niente può essere come prima,
 
perché quello che ieri era l’Altro,
 
è diventato, in questo istante,
 
tua Amica, tuo Amico,
 
è diventato un Altro Te Stesso,
 
e finalmente insieme nella Condivisione,
 
si diventa degli Esseri Umani”
 
 
 
Si care Amiche, cari Amici Miei, la differenza culturale è una ricchezza per l’Umanità.
 
 
Grazie della vostra pazienza e buona meditazione.
par Voix Africaine publié dans : Aspects économiques, sociaux, politiques
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Mardi 6 novembre 2007
Lasagnetta alla zucca, con crescenza e salsiccia.



Ingredienti:
200 gr di sfoglia fresca per lasagne, 400 gr di polpa di zucca pulita, 200 gr di salsiccia fresca spellata, 2 scalogni, 6 cucchiai di grana padano grattugiato, olio extravergine d'oliva ligure, 40 gr di burro, 1 rametto di rosmarino, sale, pepe di mulinello
per la besciamella: 250 ml di latte fresco intero, 25 gr di farina, 25 gr di burro, 1 rametto di rosmarino, noce moscata, sale, pepe nero di mulinello

DSCN3052.JPG Sgranate la salsiccia; spellate e tritate finemente gli scalogni, trasferite in una padella antiaderente con la slasiccia, un filo d'acqua e un rametto di rosmarino e cuocete a fuoco dolce finché il liquido sarà evaporato e la salsiccia inizierà a rosolare. Togliete dal fuoco e pepate.
preparate la besciamella.
Tagliate a fettine molto sottili la zucca e friggetela in una padella con abbondate olio ben caldo per 30 " circa.
Scocciolatela sulla carta assorbente e salatela leggermente.
nel frattempo, portate a bollore in una casseruola abbondate acqua bollente salata, unite un filo d'olio e cuocete le lasagne per 2" circa.
Sgocciolatele con la paletta forata e trasferitele con la paletta forata e trasferitele sopra un telo.
Imburrate una teglia rettangolare di 18/22 cm circa, disponete sul fondo uno strato di fettine di crescenza, uno di zucca fritta e uno di besciamella fltrata e ripetete gli strati fino a esaurire gli ingredienti. Terminate con uno strato di lasagne, aggiungete la besciamella rimasta, il formaggio grattugiato e qualche fiocchetto di burro. Cuocete le lasagne nel forno già caldo a 180°c per 15-20', finché la superficie inizierà a dorare. Sfornate, dividete in porzioni le lasagne e servitele ben calde.

Buon appetito! Abdatu
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par Voix Africaine publié dans : Gastronomie/ GASTRONOMIA
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Vendredi 2 novembre 2007
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Ingrédients:
200 gr de lasagnes frais
400 gr de citrouille
200 gr de fromage frais, à pate molle, ( crescenza)
200 gr de saucisse fraiche pelée
2 échalotes
6 cuillers de parmesan grana padano
huile vierge extra
40 gr de beurre
du romarin
sel, poivre du moulin
Pour la sauce béchamel: 250 ml de lait frais entier, 25 gr de farine, du romarin, noix de muscade, sel et poivre noir

Mettre la saucisse en morceaux. Peler et couper en petits morceaux les échalotes. Mettre le tout dans une poêle avec un filet d'eau. Cuire à feu doux jusqu'à ce que le liquide s'évapore et que la saucisse commence à rissoler. retirer du feu.
Préparer la sauce béchamel.
Couper en petits morceaux la citrouille et la mettre à cuire dans une poêle avec de l'huile, pendant environ 30 mn.
L'essorer sur du papier absorbant et la saler.
Pendant le même temps, porter à ébullition de l'eau salée avec un filet d'huile, y cuire les lasagnes pendant 2 mn. Les égoutter et les mettre sur un tissu.
Beurrer un plat rectangulaire de 18/22 cm, disposer au fond une couche d elasagnes, puis mettre une couche de fromage, ensuite une couche de citrouille et enfin une couche de saucisse.
Verser par-dessus une couche de sauce béchamel et ainsi de suite.
Terminer avec du fromage rapé et quelques flocons de beurre.
Cuire les lasagnes au four , préchauffé à 180° pendant 15 à 20 mn, jusqu'à ce que la superficie commence à dorer.

Bon appétit!
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par Voix Africaine publié dans : Gastronomie/ GASTRONOMIA
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