Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 21:43

Un article de Jean Célestin Edjangue, paru dans LE MESSAGER QUOTIDIEN.

 

Une histoire cousue de fil blanc! C’est ce qu’ont soutenu  les intervenants du colloque organisé au Forum Le Lucernaire, rue Notre-Dame-Des-Champs, dans le 6è arrondissement de Paris. Dans une salle pleine aux trois quarts, les huit exposants parmi lesquels trois Camerounais, ont soutenu pendant un peu plus de cinq heures, que l’histoire de la « décolonisation de l’Afrique ex-française », telle que racontée y compris dans les médias, est un « grand mensonge ». Une sortie qui fait un peu désordre en cette période de la double célébration annoncée du cinquantenaire des indépendances des Etats de l’Afrique ex-française et de l’année de l’Afrique en France. Organisé par le Club Rénovation Franco-Africaine avec le soutien de l’Harmattan, ce colloque a donné lieu à des débats vifs et très enrichissants. Il faut dire que le thème proposé pour l’échange ne pouvait guère laisser indifférent: «décolonisation de l’Afrique ex-française, enjeux pour l’Afrique et la France d’aujourd’hui ».

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Le modérateur, François Manga Akoa, représentant les éditions l’Harmattan, après avoir souhaité la bienvenue aux participants dans la salle du Forum Le Lucernaire, a rappelé que parler des relations entre l’Afrique et la France, de colonisation et de décolonisation, revenait à évoquer les rapports entre un continent et un pays membre de l’Union européenne. Sa’ah François Guimatsia, enseignant de français et d’anglais au Centre linguistique de Douala, spécialement invité pour l’occasion, intervenant sur « D’un demi-siècle à l’autre: quelles perspectives pour les relations franco-africaines? », s’est davantage attaché à tracer les pistes pour l’avenir: « Au moment où nous célébrons les 50 ans de l’indépendance, il faut savoir que dans les 50 prochaines années, l’Afrique aura 2 milliards d’habitants et le monde entier 10 milliards.» Avant de poursuivre « pendant les 50 ans de décolonisation, la France n’a rien fait pour susciter le développement de l’Afrique. Même des pays comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire ou le Gabon, jadis présentés comme des modèles pataugent aujourd’hui dans le même désordre que les autres pays de l’Afrique ex-française ». Et de proposer, pour le prochain cinquantenaire, que « l’Afrique élève son niveau de vie par le développement de son industrie et de sa culture. Pour ce faire, l’Afrique doit d’une part s’allier à des pays émergents comme la Chine, l’Inde, afin de ne pas laisser la France être son partenaire exclusif; par ailleurs, l’Afrique doit s’unir, pour former une entité qui puisse peser face à l’Union européenne ».

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L’élite politique

Jean-François Dupeyron, maître de conférence à l’Université de Bordeaux, lui, a exposé sur le thème de la « Citoyenneté républicaine et citoyenneté colorée ». Il s’agissait pour lui de confronter la définition de la citoyenneté républicaine et celle de l’impossible citoyenneté colorée. Il a mis en exergue un certain nombre de « réducteurs » à la citoyenneté républicaine. « Diverses catégories exclues; antagonisme entre citoyenneté et nationalité, puisque la citoyenneté pose des frontières; la citoyenneté républicaine est culturellement neutre alors que la société française n’assume pas cette diversité culturelle; la fracture coloniale perdure dans l’imaginaire français, ce qui fait que la France a du mal à accepter la diversité culturelle des citoyens des ex-colonies alors qu’elle l’a acceptée pour les citoyens venus des pays d’Europe », constate-t-il avant de conclure: « Il y a donc un certain racisme qui ne peut être dépassé que si l’on parvient à décoloniser le concept de citoyenneté ».

D’autres intervenants comme Jean-Marie Aîmé, réalisateur de fiction, qui apportera un témoignage édifiant sur la manière dont cette histoire tronquée de la décolonisation lui a été apprise à l’école, avant de décider d’aller faire ses propres recherches pour savoir la vérité, ou Gilbert Comte, journaliste et ancien conseiller de François Mitterrand, qui a souligné l’intérêt économique que la France et les autres empires de l’époque avaient en Afrique, ou encore Simon Mougnol qui a développé une réflexion autour du concept de décolonisation avant d’insister sur les dégâts causés par la colonisation notamment au Cameroun: « Le Sultan Njoya avait inventé une écriture. Un décret français de 1926 est venu interdire la pratique de cette écriture », a-t-il révélé. Mais ce sont incontestablement les propos de Samuel Mbajum sur « l’empire français et statut des colonies: une ambiguïté permanente » et Alexandre Gerbi « De la décolonisation et de l’avenir Franco-Africain », qui ont le plus édifié la salle. « Le statut des gens vivant dans les ex-colonies françaises n’a jamais été clairement défini. Et même quand il y a eu une tentative de le faire, ça n’a jamais été appliqué. Parce que la France est un pays où l’on légifère énormément. De telle sorte qu’en 1958, le référendum organisé par De Gaulle est un prétexte pour se débarrasser de l’Afrique qui, aux yeux de la France, était devenue un lourd fardeau. La France ne voulant pas accorder la citoyenneté à l’ensemble des habitants des ex-colonies », souligne Samuel Mbajum.

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Et Alexandre Gerbi d’enfoncer un peu plus le clou: « Pourquoi est-ce qu’on en est encore là aujourd’hui? Je me félicite du débat autour de l’identité nationale aujourd’hui. C’est sous la Vème République que la décolonisation a eu lieu. Du côté africain, se dégage une volonté globale d’assimilation au moment du référendum de 1958, sans perdre son africanité. En fait, les Africains voulaient une France métissée, un peuple franco-africain. Du côté français, on ne veut pas donner l’égalité politique complète qui permettrait aux ultramarins d’accéder à de hautes responsabilités politiques. On peut donc dire que c’est l’élite politique française qui a refusé la citoyenneté aux habitants de l’Afrique ex-française ». Alexandre Gerbi conclut: « C’est le mensonge qui a consisté à faire croire que la France a donné l’indépendance pour satisfaire aux attentes des africains, qu’il faut corriger. »

Dans la séance de questions-réponses, le Dr. Siméon Kuissi a rappelé que des Africains comme Um Nyobè, au Cameroun, se sont battus pour arracher l’indépendance, c’est pour cela qu’il a été tué. L’Harmattan et le Club Rénovation franco-africaine, mais aussi d’autres associations, ont promis d’organiser tout au long de cette année des débats autour de la décolonisation en Afrique et ailleurs.

JEAN CELESTIN EDJANGUE

LE MESSAGER QUOTIDIEN

 

A lire aussi:

Cinquante ans de décolonisation africaine

 

Par Voix Africaine - Publié dans : Aspects économiques, sociaux, politiques
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 21:16

Afrique - Indépendance cha cha

Un article de Catherine Morand, paru dans LE MATIN DIMANCHE

MORAND SabinePapilloud 3
En 1960, il y a tout juste cinquante ans, la plupart des pays d'Afrique francophone devenaient indépendants. De Niamey à Léopoldville, de Fort-Lamy à Libreville, en pleine euphorie, on fête l'événement sur des rythmes de rumba et de cha cha cha. La chanson mythique du musicien congolais Grand Kalle «Indépendance cha cha» devient alors le chant de ralliement des indépendances, et le premier tube panafricain.

Aux portes des palais présidentiels se pressent aussitôt une foule d'affairistes, de «chargés de missions», de conseillers techniques «prêtés» par les ex-puissances coloniales, soucieuses de conserver des marchés captifs. Les nouveaux présidents, dociles et sensibles aux intérêts des anciennes métropoles, auront une longue carrière. Les autres seront débarqués ou rayés de la carte, sans états d'âme.

africa-image

De l'histoire ancienne? Voire. A l'heure où Pékin déboule en force sur le continent, Paris et Bruxelles semblent bien décidées à lutter pied à pied pour conserver leur zone d'influence. Pas question pour la France de broncher lorsque les présidents «amis» du Niger, du Cameroun ou du Tchad tripatouillent la Constitution pour consacrer leur statut de président à vie. Pas question non plus de moufter lorsque des fils, du «bon côté», succèdent à leur père à la tête du Togo, du Gabon ou de la République démocratique du Congo, devenues des républiques monarchiques.

Jusqu'à la fin des années 80, les chefs d'Etat africains pouvaient compter sur un appui sans faille des pays occidentaux, en les menaçant de basculer, matières premières comprises, dans le camp communiste. Aujourd'hui, c'est la Chine qui joue le rôle laissé vacant par l'Union soviétique. Le résultat est le même. Des satrapes, prêts à mettre le pays à genoux pour conserver le pouvoir à tout prix, ont les coudées franches pour mener la vie dure à leurs concitoyens, livrés à eux-mêmes, clochardisés par la prédation de leurs dirigeants.

Et par un quart de siècle de politiques néolibérales qui ont laminé les économies et les agricultures locales.

 

Pourtant, au début des années 90, beaucoup avaient cru que c'était au tour de l'Afrique de se débarrasser de ses dictateurs, comme dans les pays de l'Est. Aujourd'hui, les gens n'y croient plus. Et des millions de personnes, qui n'ont rien à perdre, rêvent de vivre n'importe où ailleurs plutôt que dans leur propre pays. Alors, 50 ans d'indépendance, ça se fête? Paris et Bruxelles ont en tout cas annoncé en fanfare leur volonté de marquer le coup par des manifestations d'envergure. Dans les capitales africaines, en revanche, les festivités s'annoncent plus réservées.

 

Catherine Morand   Le Matin Dimanche

Article original :
http://www.lematin.ch/actu/suisse/independance-cha-cha-224504

 


Par Voix Africaine - Publié dans : Aspects économiques, sociaux, politiques
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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /2010 09:20

Une Rose pour HAITI
Publié le 20/01/2010 par SoungaloCOULIBALY

Le sort qui s'abat sur le peuple Haïtien est tellement terrible que nous n'avons pas de mots à vraie dire pour le qualifier. Par contre nous savons que l'Amour se matérialise par une Rose qui est symbole de partage, de vie commune, d'Amour...

Donnons une Rose au peuple Haïtien qui aiment la vie comme toi et moi mais qui vit désormais dans la destruction totale avec des milliers de morts comme si mourir était un simple jeu ou on ferme les yeux quand on veut et on l'ouvre quand on veut.

Peuple Haitien vous n'avez rien fait pour mériter ce triste sort et vous avez vivement besoin du soutien du monde entier pour revivre la vie, la vraie vie...

Il y'a des mobilisations de fond dans chaque pays et chacun de nous a le devoir de donner le maximum pour faire revivre Haïti et donner de l'Amour à nos semblables, nos frères, nos sœurs, nos enfants...

Merci de poster des messages d'Amour : Une Rose pour Haïti

DSCN2782

Rose de Keer Jama Sylla

Par Voix Africaine - Publié dans : Solidarité et développement durable/SOLIDARIETA - Communauté : Economie et développement
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Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /2010 22:26
LA MORT DE LA PLANETE, Arthur Orphée
La Planète terre est notre maison à tous et la décision pour sa

survie et indubitablement celle de l'humanité ne saurait être
l'affaire d'une poignée de personnes qui ne se soucient pas
réellement de l'avenir de notre espèce en banalisant le danger
qui nous guette. Copenhague en est la preuve!

Objet: Invitation à la parution officielle du livre: La Mort de la planète, aux éditions
Menaibuc
BP 109 – 75862 Paris cedex 18.
Le jeudi 21 Janvier 2010 à 18 Heures au 66 Rue Nicolo 75016 Paris

planete

L'avenir de l'humanité est désormais en sursis. Cela n'est pas une hypothèse mais une réalité. Il n'y a pas l'ombre d'un doute que les années à venir seront marquées par des catastrophes naturelles
jamais vécues dans notre histoire. Le réchauffement de notre planète en serait la cause.
Il y'a quelque semaines, les dirigeants du monde entier se sont retrouvés à Copenhague pour un sommet pour sauver la planète. Mais à la grande surprise aucune solution n'a été proposée.
Aucun objectif à 2020 ni à 2050. Pas de calendrier ni de mandat pour la signature d’un traité dans les années à venir. Difficile d’imaginer pire conclusion pour Copenhague que la déclaration présentée en clôture du sommet.

Arthur Orphée
   Tel : 00 33 6 37 24 66 24
Par Voix Africaine - Publié dans : Littérature/LITTERATURA
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Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /2010 10:07

  Un concours pour 100 bibliothèques à travers le monde, auquel nous vous proposons de participer gratuitement!

service for peace

Votez pour Service For Peace Inc., organisation internationale à but apolitique, non lucratif et non confessionnelle, et permettrez-lui de réaliser son vaste et beau projet de création de 100 bibliothèques à travers le monde.

 

1 million de dollars US, c’est la somme que recevra l’organisation qui obtiendra le maximum de votes puisqu’il s’agit d’un concours auquel participent 99 autres organisations. Date limite : vendredi 22 janvier 2010.

 

Cliquez sur le lien suivant pour savoir comment cela doit se passer concrètement

http://serviceforpeacecampuscorpsivoire.blogspot.com/2010/01/projet-de-creation-dune-bibliotheque.html

 

Nous avons juste besoin de votre vote.

 

C’est le moment de prouver votre engagement envers la paix et le développement.

 

Il s’agit d’un concours et plus il y a de votants, plus le projet de création de 100 bibliothèques a de chances d’être réalisé. Transférez donc ce mail à vos contacts !

 

Nous comptons sur vous !

 

Cordialement,

 

L'Equipe de Service For Peace Campus Corps Côte d'Ivoire

http://serviceforpeacecampuscorpsivoire.blogspot.com

 

Mouahé Régis KONAN
Ingénieur Agronome et Formateur Recherche Internet
Assistant du Chef d'Exploitation UCOOPEL
+ (225) 05 83 66 87 / 02 160 180
http://InfosLumière.blogspot.com

Par Voix Africaine - Publié dans : Culture/ CULTURA - Communauté : Economie et développement
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