Littérature/LITTERATURA

Mercredi 13 octobre 2010 3 13 /10 /Oct /2010 00:08

Auteur: Dr SYLLA TATI IBRAHIM
En avant première, nous vous invitons à découvrir la suite du quatrième chapître du manuscrit du Dr SYLLA TATI: KUNDARA.
L'errance d'une Afro Européenne ou l'errance de la Negra Europea.


Après des années passées en Europe, Kundara décide de retourner sur la terre de ses Ancêtres, terre africaine...
Merci de nous faire part de votre avis, suite à cette première lecture. KUNDARA sera publié bientôt au SENEGAL. Nous recherchons des éditeurs en Europe.
Toutes vos idées, suggestions, critiques sont les bienvenues et attendues.
Merci!
Le bénéfice de la vente de ce livre sera versé en intégralité au profit des projets de solidarité en Afrique de la FONDATION SYLLA CAAP.

NOTA BENE: ce manuscrit est protégé par son dépôt enregistré à la SGDL, (Société des Gens de Lettres).
Sa reproduction, même partielle, est strictement interdite.

suite du chapître IV

 

Un pantin président d’une de ces républiques illusoires,

Avait invité douze de ses ex-maîtres européens,

Devenus ses amis du moment ,

Afin de leur montrer sa misérable grandeur de nouveau riche,

Au détriment de femmes, d’enfants , d’hommes

Qui meurent de soif, de maladie et de faim…

Il les avait conviés chez Maxim’s à Paris,

En cette veillée de Noël…

Pour leur démontrer sa générosité,

Tachée du sang des innocents spoliés,

A l’heure du cognac et du cigare,

Après un dîner qui coûta quelques centaines de milliers d’euros,

Notre infâme guignol fit apporter

Sur des plateaux d’argent massif

Une rivière de diamants pour chaque convive du sexe féminin

Une montre bracelet or massif pour chaque convive du sexe masculin.

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Ainsi notre rapace démontrait à ses maîtres d’hier, amis d’un instant,

Sa reconnaissance, pour avoir fait de lui un président

Qui avait l’art et la manière de détrousser son peuple

Et faire ainsi le joli cœur dévoyé chez Maxim’s…

Voilà à quoi avait servi l’indépendance africaine

Avec ses myriades de républiques fantoches…

Ce que les maîtres d’hier pillaient sans vergogne,

Diamants, or et autres richesses du peuple africain,

Aujourd’hui ceux-ci n’avaient même plus besoin de se déplacer…

Leurs laquais déguisés en présidents le leur servaient
Sur un plateau d’argent chez Maxim’s…

Pendant ce temps,

Point de routes, point de voies de chemin de fer,

Point d’écoles,

Des universités fonctionnant une année sur trois, faute de crédit…

Ca puait la corruption, le détournement de fonds, l’abus de pouvoir,

Sans honneur, sans conscience…

On s’imagine chacun d’eux

Après leurs gabegies, se disant :

Après moi le déluge… !

Pustules de ces colonisations absurdes… !

Par Voix Africaine - Publié dans : Littérature/LITTERATURA
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Samedi 11 septembre 2010 6 11 /09 /Sep /2010 00:28

Auteur: Dr SYLLA TATI IBRAHIM
En avant première, nous vous invitons à découvrir la suite du quatrième chapître du manuscrit du Dr SYLLA TATI: KUNDARA.
L'errance d'une Afro Européenne ou l'errance de la Negra Europea.


Après des années passées en Europe, Kundara décide de retourner sur la terre de ses Ancêtres, terre africaine...
Merci de nous faire part de votre avis, suite à cette première lecture. KUNDARA sera publié bientôt au SENEGAL. Nous recherchons des éditeurs en Europe.
Toutes vos idées, suggestions, critiques sont les bienvenues et attendues.
Merci!
Le bénéfice de la vente de ce livre sera versé en intégralité au profit des projets de solidarité en Afrique de la FONDATION SYLLA CAAP.

NOTA BENE: ce manuscrit est protégé par son dépôt enregistré à la SGDL, (Société des Gens de Lettres).
Sa reproduction, même partielle, est strictement interdite.

CHAPITRE 4

 

Aube d’une vie qui se songe

J’étais là devant la gare de la grand ville

Hagarde, les yeux perdus vers l’infini

Et je serais restée encore un peu

Si les clameurs de la foule n’avaient pas attiré mon attention…

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Je me dirigeais alors vers ces hululements…

Tous ces « oh ! » d’admiration

Devant la parade d’une confrérie que je nommerais

Confrérie des gouspins, matricides de l’Afrique

Pêle mêle les vivants et les morts

Amin Dada, Mobutu, Bokassa

Ces mafieux que les colons nous ont laissés en héritage

Et qui anihilent toute idée

Des Etats Unis d’Afrique,

Envendredisés dans leur dernière peugeot

Limousine ou mercedes flambant neuf

Sorties tout droit de Francfort ou de Cologne

Londres, Boulogne, Billancourt, Valenciennes ou Turin…

Les hululements n’étaient autres que

L’admiration de ce bon peuple innocent

Envers ces soi-disant dignitaires de « mon désespoir »

Accompagnés des imams, qui se rendent à la grande Mosquée,

Comme chaque vendredi

(Comme d’autres, dans le même luxe décadent,

Se rendent à la grand messe chaque dimanche)…

J’imagine chaque vendredi…

Quel éclaboussement de contrastes

Dans ces rues délabrées

Des enfants, des femmes, des hommes en haillons !…

La ville, le temps d’une minute de rêve,

Avait le regard rivé vers tout ce faste,

Pour retomber l’instant d’après,

Dans son dénuement le plus misérable…

 

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Je me souviens…

Mon enfance…

J’avais cotoyé ce genre d’individu…

Chefs religieux

Qui agissaient soi-disant au nom de Dieu,

Ces despotes, assoiffés de pouvoir,

Se pavanaient dans les rues,

Leur embonpoint en avant…

Comme ce grand oncle chez qui j’avais dû me rendre

A l’âge de quinze ans

Pour implorer de lui, la bénédiction du mariage de ma grande sœur…

Déjà je percevais cette déviation insidieuse

De la notion de femme, synonyme d’impureté

Je le sentais sur moi comme une disgrâce…

Il n’y avait rien à dire…

J’avais seulement commis le péché d’être femme,…

Tout était dans la normalité des choses,

Régi par je ne sais quelle usurpation du droit divin

Qu’il n’était nullement question de contredire…

Mon grand oncle, comme tous les autres tétrarques

Sans honneur, sans conscience de leur aliénation mentale

A l’issue de leur servitude d’autrefois

Ces résidus des colonisations

Arabo-musulmanes, judeo-chrétiennes,

-LE MEPRIS DE LA FEMME-

Ces scories étaient devenues maîtres en ces lieux…

Ephémères destins que ces ex-bénis oui oui…

Ils avaient reçu en leg de leurs maîtres

Le tître pompeux de chef de quelque chose…

Ou de quelqu’un ou de quelque endroit…

Glorieux vendredis,

Qui avaient permis à ces détraqués du pouvoir

De se pavaner dans ces défilés cocasses

Avec la dernière mercedes

Importée à coups de corruption

Laissant derrière eux

La population dans sa majorité,

Affamée et désemparée…

J’imagine,

Chaque vendredi, chaque dimanche

Ces dictateurs aux petits pieds

Se rendant à la mosquée, à l’église

Sûrs de leur bonne moralité

L’esprit en paix

Et priant leur dieu de luxe, leur dieu argent…

 

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Toute la ville était là…

Rivée au ronflement de ces voitures flambant neuf…

Ca puait la corruption, le détournement de fonds, l’abus de pouvoir…

Vitres teintées, sans honneur, sans conscience,

Insensibles au spectacle de guenilles…

On s’imagine chacun d’eux pensant :

Après moi le déluge…

Au dehors, des femmes, des enfants, des hommes

Luttaient pour survivre

Mouraient de faim, de maladie, d’ignorance et d’indifférence…

Oui, ces enfants, espoir du continent

A qui l’on avait volé passé, présent et avenir,

Et du même coup, l’avenir de l’Afrique…

Pendant ce temps

Des messieurs mercedes, dernier cri,

Se vautraient dans la folie des grandeurs

Pour se sentir dignes héritiers

Du seigneur ex colonisateur, ex esclavagiste.

Nos fantoches du jour

Rêvaient de la dernière villa aux poignées or massif…

Ca puait la corruption, le détournement de fonds, l’abus de pouvoir,

Sans honneur, sans conscience…

On s’imagine chacun d’eux disant :

Après moi le déluge… !

Par Voix Africaine - Publié dans : Littérature/LITTERATURA
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Dimanche 13 juin 2010 7 13 /06 /Juin /2010 01:14

Auteur: Dr SYLLA TATI IBRAHIM
Nous vous invitons à découvrir la suite du troisième chapitre du manuscrit du Dr SYLLA TATI: KUNDARA.
L'errance d'une Afro Européenne ou l'errance de la Negra Europea.

Après des années passées en Europe, Kundara décide de retourner sur a terre de ses Ancêtres, terre africaine...

Merci de nous faire part de votre avis, suite à cette première lecture. KUNDARA sera publié bientôt au SENEGAL. Nous recherchons des éditeurs en Europe.
Toutes vos idées, suggestions, critiques sont les bienvenues et attendues. Nous pouvons aussi le réécrire ensemble.
Merci!
Le bénéfice de la vente de ce livre sera versé en intégralité au profit des projets de solidarité en Afrique de la FONDATION SYLLA CAAP.

NOTA BENE: ce manuscrit est protégé par son dépôt enregistré à la SGDL, (Société des Gens de Lettres).
Sa reproduction, même partielle, est strictement interdite


Les jours de cafard

De l’autre côté de la Manche,

Dans les couloirs du métro,

Je ne cessais de me remémorer

Mon enfance…

Cette enfance lointaine

Seul moment d’insouciance de ma vie

Seul moment de merveilleux

Cette enfance pleine de dignité…

Je me remémorais…

Coleah sur la colline, qui surplombait la mer,

Enfant, je jouais sur la plage

Faisant face aux vagues

Qui venaient s’échouer sur les rochers…

 

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(Coleah, mai 2010)

 

Je me voyais encore enfant

Sur les genoux de ma grand-mère

Transportée par la magie de ses contes…

Enfance lointaine

Où tout n’était que dignité

Bonté et beauté d’âme…

Issue d’une dynastie

De la grande noblesse africaine

Où tout n’était que

Splendeur de l’âme

Mon enfance merveilleuse

Mon enfance insouciante

Saveur du bonheur

Saveur de la dignité

Saveur à jamais perdue

Dans les affres de l’oubli

Du pays de mes songes…

 

Perdue dans mes désespoirs

Un couloir de métro, un jour de grand brouillard

Un couloir de métro où le soleil ne filtrait jamais

Pensant à mon enfance si lointaine

O pays de mes souvenirs perdus

Ton initiation goutte à goutte

Hors de moi s’en est allée…

Au fil des jours de brouillard

Ricane, mon bel et riche occidental

Toi le maître de ces ténèbres

Le long couloir infini de ce métro

Des entrailles parisiennes

O ma terre, où es-tu ?

Assise dans ce ténébreux couloir métropolitain

O pays des miséreux

Pays de tous mes maux

Ton initiation manque

A l’aube de ma dite civilisation

Toi, qui sur moi ricane

Mon brave aryen

Sais-tu seulement que j’avais une belle terre ?

Terre fertile, verdoyante,

Terre aux multiples lacs

Terre des plus grands fleuves

Joliba, Sénégal, Niger, le Nil,

J’en passe et des plus sacrés…

Terre de rires et d’insouciance

Terre de franche fraternité

Terre d’amour

Terre de solidarité

Terre d’accueil

Terre communautaire…

 

Tourmentée par ce que j’allais découvrir

Après de nombreuses hésitations

J’atteignis les premiers baraquements de la ville…

Abris de tôles ondulées et de planches à perte de vue,

Dominés par le lointain

Par quelques immeubles déjà défraîchis par les âges

Dans les ruelles aux odeurs putrides

Tout un fouillis précaire

De vélos, immondices, sacs plastiques à l’infini

De carcasses de camion et autres détritus

D’amas de ferraille, de portières de voitures

Seuls objets qui survivaient à ce délabrement.

Délabrement dû à notre course folle

A en perdre la raison

Notre course folle

Pour sombrer dans l’abîme

De cette soi-disant économie de marché

Feignant d’oublier notre grandeur du passé

Passé qui n’avait, pour seule valeur économique

Que le don, le partage et le xadim…

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Aujourd’hui, c’est à prix très très fort

Que nous payons notre manque d’imagination

A force de tant vouloir singer les ex-maîtres

Nous sommes plus que jamais

Devenus les damnés de la terre et du ciel

Dans un pays qui compte plus d’un fonctionnaire par habitant

Dans un pays qui compte plus de fonctionnaires que d’exploitants agricoles,

Dans un pays qui compte plus de fonctionnaires que d’artisans,

Dans un pays qui compte plus de fonctionnaires que d’ouvriers,

Dans un pays qui compte plus de fonctionnaires que de chefs d’entreprise,

Comment peut-on appliquer

Des lois de rigueur budgétaire

Sans parler de cette fameuse dette

Que bêtement l’on accepte de négocier

De rembourser ou d’en quémander à genoux

Son annulation.

L’on devrait plutôt acculer les excolonisateurs

A payer le prix fort du désastre

Qu’ils ont eux-mêmes pérennisé

L’on devrait plutôt acculer les excolonisateurs

A tenir compte de nos différences

Et à ne pas avaler

La pillule de la globalisation

Comme jadis la pillule de la colonisation.

 

Et dehors dans la rue, tout autour de moi,

Ce n’était que cacophonies de klaxons, de crissements, de piaillements

Qui déjà, dominaient la longue plainte de l’océan…

Et les gosses dans la rue

De jouer avec insouciance

Dans tout ce fatras…

O mon enfance où es-tu ?

Ma terre promise ?

Un ramassis de toute la misère du monde…

 

Je déambulais entre les amas d’immondices

Les regards de souffrance, de perplexité qui m’interpellaient

Des abris de fortune

Des boutiques, des cafés où railleries et beuveries allaient bon train…

Tout s’était détérioré si vite…

Malgré tout

Mon pays gardait son éternelle pointe d’authenticité :

La vérité si criarde, si provocante

De sa soi-disant déchéance.

Ces petits gueux

Comme les appelaient ces Occidentaux

Qui n’avaient pour seul héritage

Que les haillons de leur colonisation, de leur esclavage…,

Avaient pourtant eu la sagesse de ne point savoir

Ce qu’était l’économie de marché

Ils appliquaient dans leur vie quotidienne

L ‘économie ancestrale du don et du partage :

Ces petits gueux

Méprisés par les grands docteurs es-économie

Etaient pourtant par milliers

A l’abri de la faim et du dénuement total.

Ils refusaient cette fatalité

Que subissent SDF et autres marginalisés

De France, de Navarre et d’ailleurs…

 

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Je déambulais entre les amas d’immondices

Les regards de souffrance, de perplexité qui m’interpellaient

De part et d’autre de l’océan

Les rancunes, les ambitions personnelles

La politique politicienne, les incompréhensions

Les forfaitures, les mensonges, les médiocrités,

Avaient triomphé.

De part et d’autre de l’océan,

C’est l’intelligence qui avait été vaincue…

La colonisation aurait pu être vaincue…

La colonisation aurait pu être une transition

Vers une vraie solidarité

Vers le respect de la dignité de chacun des peuples

Transition vers la création d’une vraie et authentique confédération.

Etait-ce si utopique que cela ?

Si seulement les intérêts de chacun avaient été mis en commun

Sous la forme d’une confédération…

Mais aucun projet humain

Manque de clairvoyance…

Qui a contribué à créer la catastrophe actuelle

L’une des causes de la future guerre entre pauvres

Et pire, entre d’un côté

Les pauvres du continent africain

Qui sont de plus en plus pauvres

Et les riches d’Occident

Qui deviennent de plus en plus riches…

Je comprenais alors

Le rêve

Des jeunes Africains d’aujourd’hui :

User de toute leur énergie, de leurs quelques deniers,

Pour déserter l’Afrique

Et courir ventre à terre

Vers le soi-disant Eldorado occidental

Même au prix de perdre leur propre dignité

En devenant encore une fois esclave

Subalterne de l’Européen…

Comble du désespoir,

C’est l’Africain lui-même qui,

Comme un objet,

Vient se vendre sur le marché européen…

L’Afrique, encore une fois, se désertifie…

Ceux qui devaient la construire

Ont abandonné le navire comme des rats…

Ce flux massif

Ne va-t-il pas générer chez d’aucuns

La tentation d’un nouveau facisme

Qui pourrait dégénérer

En une autre guerre mondiale…

Jets de pierres contre les bombes atomiques.

Qui sait ?

 

Par Voix Africaine - Publié dans : Littérature/LITTERATURA
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Jeudi 27 mai 2010 4 27 /05 /Mai /2010 00:37

 

Auteur: Dr SYLLA TATI IBRAHIM
Nous vous invitons à découvrir la suite du troisième chapitre du manuscrit du Dr SYLLA TATI: KUNDARA.
L'errance d'une Afro Européenne ou l'errance de la Negra Europea.

Après des années passées en Europe, Kundara décide de retourner sur a terre de ses Ancêtres, terre africaine...

Merci de nous faire part de votre avis, suite à cette première lecture. KUNDARA sera publié bientôt au SENEGAL. Nous recherchons des éditeurs en Europe.
Toutes vos idées, suggestions, critiques sont les bienvenues et attendues. Nous pouvons aussi le réécrire ensemble.
Merci!
Le bénéfice de la vente de ce livre sera versé en intégralité au profit des projets de solidarité en Afrique de la FONDATION SYLLA CAAP.

NOTA BENE: ce manuscrit est protégé par son dépôt enregistré à la SGDL, (Société des Gens de Lettres).
Sa reproduction, même partielle, est strictement interdite


Autore : Dr. IBRAHIM SYLLA TATI

Vi invitiamo a scoprire il seguito del terzo capitolo del manoscritto del Dr. SYLLA TATI:

KUNDARA

 

L’errare di un’Afro-Europea o l’errare della Negra-Europea

Dopo anni passati in Europa, Kundara decide di tornare nella terra dei suoi Antenati, terra Africana…

 

Grazie di renderci partecipi delle vostre opinioni, dopo una prima lettura. Kundara sarà pubblicata presto in Senegal.

Cerchiamo editori in Europa!

Ogni vostra idea, suggestione, critica, sarà la benvenuta. Potremo cosí riscriverlo insieme.

Grazie!

Il ricavato della vendita di questo libro sarà versato integralmente a sostegno dei progetti di solidarietà in Africa della FONDAZIONE SYLLA CAAP.

 

N.B. questo manoscritto è protetto e depositato presso la SGDL (Société des Gens de Lettres).

La sua riproduzione, anche parziale, é assolutamente vietata.

 

 29

 

De l’autre côté de l’océan

Qu’avais-je vécu ?

Humiliations

Quand un jour de triste pluie

Des CRS s’étaient raillés de moi

Ces gardiens de la paix

Ces garants des droits des femmes et des hommes

Ces garants de l’égalité, de la fraternité, de la liberté des êtres,

Ces garants de la renaissance et de l’universalité,

Des droits et des devoirs,

O notre Christ, disaient-ils

Laissez venir à moi, etc…

Car le royaume des Cieux est à eux…

Europe chrétienne et bien pensante

Fille ainée , fille armée de l’église

Fille adorée de l’église

Où vas-tu ?

Quo vadis domine ?

 

Un crâne rasé m’avait asséné de coups et avait tenté même de me violer…

Ce jour là, j’avais voulu porter plainte…

J’avais été emmenée au poste

Jetée derrière les barreaux

Dans cette vaste cage

Des soi-disant marginaux de notre temps

Prostituées, loubards éméchés, clochards SDF,

Et autres soi-disant déchets de la société…

Je n’avais aucune illusion à me faire…

J’étais déjà cataloguée

Par mon facies, la couleur de ma peau,

Qu’est-ce qu’ils en avaient à foutre

De ma carte d’identité !

Exhibant leur carte d’extrême droite

Les flics avaient déjà libéré

Ce skean head…

Je ne sortis que le lendemain…

Il ne fallait pas être sorti de la cuisse de Jupiter

Pour comprendre que se faire violer par un skean head

Pour une Nègresse

Ne pouvait être qu’un honneur !

De quoi me plaignais-je ?

Un bel homme blanc, aux yeux bleus,

Au crâne rasé

Avait daigné me faire le suprême honneur

De désirer me violer…

 

Je fermais les yeux…

Je me mis à sourire…,

Sur la connerie des hommes et leur ignorance…

Au petit matin, je fus mise à la porte

Rien,

Enveloppée dans ma médiocrité

Je n’avais rien dit,…

Seulement quelques mots griffonnés sur une feuille jaunie,…

Brave rouquin,

Brave blond,

A l’odeur fauve et d’urine tiède,

Je te connais,

Homme blanc en tenue,

Toujours prêt à broyer du noir,

N’est-il pas vrai que pour toi,

Un Nègre innocent

Un Bougnoul innocent,

C’est un Nègre mort,

Un Arabe mort,

Un Bougnoul cadavré…

Tes parisiens de l’American bar,

Tes pistolets sur les flancs

Tes gourdins

Tes lacrymogènes

Tirant sur les femmes,

Tirant sur les Nègres,

Tirant sur les Bougnouls,

Pour tuer le temps…

Tes jeeps, tes camions,

Tes copains,

Jetant les bouteilles de bière pleines

Fracassant des têtes…

 

Dégradation de l’Etre Humain

A perte de vue…

O mes Ancêtres

Qu’avez-vous fait de ce continent ?

Aviez-vous pensé

Ne serait-ce qu’un instant,

A moi,

Moi, votre prédestinée,

Moi, votre incarnation,

Moi votre foi,

Moi votre futur ?

Aviez-vous pensé

Ne serait-ce qu’un instant

A tous mes pères et mères

Qui ont dû affronter l’esclavage,

La perte de leur tout,

La colonisation ?

Et aujourd’hui

La pire des calamités

La néocolonisation

Avec ses fantoches érigés en roitelets… ?

Et que dire de cette horde de barbares

Qu’on nomme fonctionnaires,

Internationaux, nationaux , Ongisants,

J’en passe et des pires… ?

Et puis fonction de quoi ?

On se le demande…

Et enfin ces néocolonialistes en cravate et chemise blanche,

Déguisés en ONG et autres petits esclavagistes…

 

Mes Ancêtres,

Aviez-vous pensé, un seul instant

A ce que nous allions devenir

Nous, vos héritiers ?

Dans le XVIIIème arrondissement,

Dans les banlieues mal famées

Sans parler de l’Alabama,

Avec ses lynchages, ses viols, son klu klu klan,

Sans parler des Caraibes, des Antilles, de Haiti…

Aviez-vous pensé à nous

Qui allions vivre dans ce fameux quartier de la Goutte d’Or… ?

Avec ses souks, ses marchés méditerranéens,

Qui se voulait bassin multiculturel…

Au lieu de cela,

Ce quartier avait le triste sort d’être

Un ghetto qui n’osait pas dire son nom,

Un lieu de trafic et de magouilles…

C ‘était aussi le point chaud par excellence de la descente policière…

Contrôle des papiers…

Ce quartier aux senteurs insoutenables,

Disaient les uns…

Ce quartier de toutes les misères du monde

Pour lequel le bon peuple français

Ne pouvait à lui seul porter remède,

Disaient les autres…

Un maire traversant ces lieux,

Avait parlé de mes odeurs…

Il affirmait ainsi sa civilité suprême

Sur son extrême droite, xénophobe et pro nazie…

Il y avait soi-disant une telle puanteur

Que la solution était de tout raser…

 


Vous mes Ancêtres

Vous qui étiez pourtant réputés si éclairés, si sages,

Comment avez-vous pu ?

Pourquoi n’avez-vous pas empêché cela

Quoiqu’il put en coûter ?

Oui, les Sunjatta,

Les Samory,

Les Kankamoussa,

L’empire des Dogons,

L’empire du Ghana,

Aujourd’hui engloutis dans les abîmes de l’histoire et de l’oubli.

Nul ne se soucie plus que cela fut.

En tout état de cause 

Vos descendants sont devenus des bougnouls

Tels les bougnouls d’aujourd’hui

Les pilleurs de sécurité sociale, d’allocations familiales,

Ces taches nègres dans les cités blanches catholiques,

Chrétiennes dans bien des cas… 

Pour le malheur de ces taches nègres des cités blanches…

 

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Terra d’umanità, terra di non violenza, terra di teranga… lo stupro ebbe inizio: fine dell’impero… fu quel primo disastro che generò tutte le calamità passate e presenti e che produrrà quelle ancora da venire…

 

E allora è a voi, miei cari antenati che chiedo cosa mai avete fatto del nostro continente? Avete mai pensato, foss’anche un solo istante, a me, la vostra predestinata, a me, la vostra incarnazione, a me, la vostra fede, il vostro futuro? Avete mai pensato, foss’anche un solo istante, a tutte le madri, a tutti i padri che hanno dovuto affrontare la schiavitù, l’annientamento, la colonizzazione? E oggi, la peggior calamità, la neocolonizzazione, coi suoi fantocci con la sindrome del capetto. Perché non parlerò di quell’orda di barbari odierni che si chiamano funzionari, internazionali, nazionali, ONGizzati, e altro ancora… Funzionari di che, verrebbe da chiedersi… E poi quei neocolonialisti in cravatta e camicia bianca, travestiti da ONG e altri piccoli schavisti…

 

Miei cari antenati, avete mai pensato, foss’anche un solo istante, a ciò che saremmo divenuti, noi, i vostri eredi? Avete mai riflettuto su questa disgrazia che si abbatteva su di noi, a questo flagello chiamato colonizzazione, neocolonizzazione e quant’altro… Nelle periferie malfamate dell’Europa, in Alabama coi suoi linciaggi, i suoi stupri, il suo Ku Klux Klan, e i Caraibi, le Antille, Haiti… Avete pensato a noi, destinati a vivere nel famoso quartiere parigino della Goutte d’Or, con i suoi souk, i suoi mercati mediterranei, quartiere che voleva essere un bacino multiculturale… E non lo è, sapete? Questo quartiere aveva il triste destino di essere un ghetto inconsapevole, luogo di traffichi e di maneggi, per altro punto privilegiato dei controlli di polizia… Controllo dei documenti… Quel quartiere dagli odori insopportabili, dicevano alcuni, quel quartiere crogiolo di tutte le miserie del mondo al quale il buon popolo francese non poteva rimediare da solo, dicevano… Un sindaco che attraversava quei luoghi, aveva parlato dei miei odori, e parlando dei miei odori, col fazzoletto al naso affermava la sua civiltà suprema, la sua estrema destra, xenofoba e pronazi: il fetore era tale, disse, che l’unica soluzione e raderlo al suolo…

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Voi, antenati miei, ritenuti così colti, così saggi, come avete potuto non pensare a tutto questo e non impedire che accadesse, ad ogni costo… Sì voi, i Sunjatta, i Samory, i Kankamussa, l’impero dei Dogoni, l’impero del Ghana, oggi inghiottiti negli anfratti della storia e dell’oblio, nessuno si ricorda più di ciò che fu. I vostri discendenti sono diventati dei negri, e dire negri qui non è come dire neri in Africa… I negri sono i saccheggiatori della Mutua, delle case popolari, macchie nere nelle bianche città cattoliche, ammantate di un cristianesimo fasullo…

Par Voix Africaine - Publié dans : Littérature/LITTERATURA
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Jeudi 15 avril 2010 4 15 /04 /Avr /2010 00:47

Auteur: Dr SYLLA TATI IBRAHIM
Nous vous invitons à découvrir le troisièmechapitre du manuscrit du Dr SYLLA TATI: KUNDARA.
L'errance d'une Afro Européenne ou l'errance de la Negra Europea.

Après des années passées en Europe, Kundara décide de retourner sur a terre de ses Ancêtres, terre africaine...

Merci de nous faire part de votre avis, suite à cette première lecture. KUNDARA sera publié bientôt au SENEGAL. Nous recherchons des éditeurs en Europe.
Toutes vos idées, suggestions, critiques sont les bienvenues et attendues. Nous pouvons aussi le réécrire ensemble.
Merci!
Le bénéfice de la vente de ce livre sera versé en intégralité au profit des projets de solidarité en Afrique de la FONDATION SYLLA CAAP.

NOTA BENE: ce manuscrit est protégé par son dépôt enregistré à la SGDL, (Société des Gens de Lettres).
Sa reproduction, même partielle, est strictement interdite


Autore : Dr. IBRAHIM SYLLA TATI

Vi invitiamo a scoprire il terzo capitolo del manoscritto del Dr. SYLLA TATI:

KUNDARA

 

L’errare di un’Afro-Europea o l’errare della Negra-Europea

Dopo anni passati in Europa, Kundara decide di tornare nella terra dei suoi Antenati, terra Africana…

 

Grazie di renderci partecipi delle vostre opinioni, dopo una prima lettura. Kundara sarà pubblicata presto in Senegal.

Cerchiamo editori in Europa!

Ogni vostra idea, suggestione, critica, sarà la benvenuta. Potremo cosí riscriverlo insieme.

Grazie!

Il ricavato della vendita di questo libro sarà versato integralmente a sostegno dei progetti di solidarietà in Africa della FONDAZIONE SYLLA CAAP.

 

N.B. questo manoscritto è protetto e depositato presso la SGDL (Société des Gens de Lettres).

La sua riproduzione, anche parziale, é assolutamente vietata.

 

 

 


Porter mon regard vers ces vagues successives,

Vagues océanes

Qui venaient mourir à mes pieds…

Et laisser traîner mes pensées

Mes sentiments de révolte intérieure

Vers cet infiniment bleu…

 

Des siècles plus tôt

Cet océan avait été aussi

Ne l’oublions jamais

Témoin du plus grand génocide

Que le monde ait connu

Que le monde voudrait oublier

La guerre contre le peuple noir débutait…

De toutes les parties de l’Afrique

On avait kidnappé, assassiné

Des femmes, des hommes, des enfants

Pour les parquer comme des bestiaux

Dans les cachots de l’Ile de Gorée.

 

Des goélettes de malheur

Avaient amené des hordes barbares

Sur les rives du continent africain,

Ces hordes barbares

Qui prétendaient être détentrices

De la civilisation

Par cupidité, ces hommes maléfiques

Avaient détruit à tout jamais

Une culture millénaire.

Ils avaient anéanti

Tout un peuple…

Ces hommes maléfiques

Avaient laissé derrière eux,

Dans leur pays de chrétiens

Leurs âmes, leur dieu,

Leurs églises, leur foi,

Pour commettre l’ignominie, la barbarie,

Les crimes les plus odieux

Contre le peuple noir.

 

Communauté

Crimes contre l’humanité !

Il y eut le procès de Nuremberg,

Crimes contre l’humanité,

Commis par les nazis…

Il y eut le procès de La Haye

Crimes contre l’humanité

Commis par les Serbes,

Milosevic et ses hommes de main,

Auteurs de purifications ethniques…

Il y eut le procès post-mortem

De Polpot,

Pour avoir massacré deux millions des siens.

Il y eut le désir de tous

De juger Pinochet…

Le nazi des Andes…

Mais qu’ont été ces crimes

Face aux incommensurables crimes

Commis contre le peuple noir

Depuis des siècles et des siècles ;

L’esclavage,

La colonisation,

Sans oublier l’apartheid… !

Crimes toujours impunis…

 

Le monde occidental

Ne retrouvera sa dignité

Que s’il institue un tribunal international,

Dénonçant et condamnant

Ces assassinats de millions et de millions d’êtres humains…

Les criminels se passent le relais,

Tel un flambeau assassin,

De Père en Fils…

Et aujourd’hui,

L’esclavage, la colonisation

Perdurent sous d’autres formes…

Si rien n’est fait pour arrêter

Ce génocide silencieux et pervers,

Pour les escrocs et autres excréments de l’humanité

Ce sera encore et toujours leur seul «  fonte di guadagno »

Leur seule source de gain…

Il est plus que temps d’agir…

Les états se sont enrichis

Sur le dos de millions  et de millions de victimes

Et continuent encore aujourd’hui de prospérer…

A quand leur mea culpa ?

Quand feront-ils amende honorable

Pour réparer leurs forfaits ?

 

Cet océan, cet infiniment bleu

Avait été témoin du plus grand génocide

Que le monde ait connu :

L’ère de l’esclavage avait été

L’ère de la première ruée vers l’or,

L’or couleur d’ébène…

Il était alors de bon ton,

Pour tout bon chrétien,

Pour tout bon Arabo-musulman qui se respecte,

De posséder du beau Nègre

De beaux étalons procréateurs

Et des femelles jeunes et fécondes…

D’en tirer profit jusqu’à leur dernier souffle…

Du bétail nègre

Au service de la cupidité, de l’ignorance,

Au service de la bestialité des blancs chrétiens,

Du bétail nègre

Enchaîné, torturé, violé

Qui, du matin au soir,

Cultivait, au prix de son sang

Les vastes plantations de coton blanc

 Pour les blancs chrétiens du « Nouveau Monde »

Du continent américain et des autres continents blancs…

 

Quelle insulte à la race humaine !

Il est plus que temps de réparer !

Il est plus que temps de réparer !

Il est plus que temps de réparer !…

Pour donner un vrai sens

A la dignité humaine

A la dignité de la personne

A la dignité des peuples…

 

Les chrétiens blancs

Le nom de Dieu suspendu à leurs lèvres

Se permettaient de sacrifier leur dieu

Sur l’autel du gain, du profit, de la cupidité…

L’argent était devenu leur seule prière…

Les prêtres , les monseigneurs réunis en conclave

Devaient pour justifier l’esclavage

Présenter dans les écrits saints

Nos Ancêtres Nègres

Comme des bêtes de somme,

Sans âme,

Qui, dans les champs de coton et de tabac du Maryland,

Pouvaient travailler enchaînés

Ainsi les femmes aux cuisses ouvertes

Au gré du maître

Engendraient les damnés de l’Amérique…

Malgré tout cela, ces soi-disant bêtes de somme,

Ce bétail nègre , avaient produit

La musique la plus fantastique que le monde ait connu :

Les godspells

Les blues, les jazz et dérivés blanchis de rock’roll, live muic…

 

Face à l’océan,

Je me demande si, en fait,

Ces soi-disant seigneurs

Débarquant quelques siècles plus tôt

Avaient été les seuls coupables…

Quelle avait été la part de nos Ancêtres,

Ceux qui avaient eu la fortune

D’être épargnés par l’esclavage ?

Qu’avaient-ils fait de notre histoire ?

 

Je me remémorais

La célèbre expédition de Kankamoussa

Se rendant à la Mecque

L’empereur du Mali

Le protecteur de la grande université de Tombouctou,

L’empereur des rois

L’un des premiers empereurs convertis à l’Islam…

L’histoire raconte que, lorsque

Kankamoussa, en tête de sa caravane

Etait arrivé aux portes de Médine,

Alors que le reste de sa suite était encore à Tombouctou

A préparer les victuailles et les dons

Pour les Princes d’Arabie…

 

Je me remémorais

A la suite de ce pèlerinnage,

Comme conséquence directe,

L’Occident connut un siècle d’inflation…

C’est alors que l’imaginaire avide de l’Arabie et de l’Occident

Comme réveillé d’un long sommeil

Se préparait à envahir les terres humanistes

Où l’argent était devenu dieu.

Terre de non violence

Terre de teranga

Fin de l’empire

Et début du désastre et de la cruauté…

L’immense richesse de l’empire du Mali et de l’empire du Ghana

Avait été dévoilée et mise à sac.

Ce fut le premier désastre…

Qui enfanta toutes les calamités, passées, présentes

Et qui enfantera celles à venir encore…

Comment avait-on pu ouvrir

Les portes de la ville sainte de Tombouctou,

Pour y laisser entrer

Toute cette horde de pilleurs, de voleurs et d’assassins ?

Je me remémorais :

René Caillié avait dû user de subterfuges

Pour franchir l’enceinte de Tombouctou,

Se déguiser en simple marchand, apprendre la langue des lieux,

Se donner le nom d’Abd Allahi, esclave de Dieu…

Ses desseins étaient autres alors…

D’un côté comme de l’autre de l’océan…

Et dire qu’hier

Mes frères, mes pères tirailleurs sénégalais

Hispais, au couvre chef écarlate,

Couleur de sang

Etaient en première ligne

Tous bougnouls confondus

En chair à canon,

Pour défendre l’Occident et le monde libre

De l’hitlérisme, du nazisme et autres facismes…

Aujourd’hui

Mes frères, mes pères,

Nous ne sommes plus, hélas,

Que des sans papiers, des clandestins,

A foutre hors de cette Europe enfin réconciliée…

Cette Europe qui n’a plus besoin de nous

En tant que chair à canon…

O Europe, fille ainée de l’Eglise

Catholique et protestante

O Europe, où vas-tu ?

Quo vadis domine ?

 

Moi digne représentante

De millions et de millions d’êtres dits non humains

Pour les Occidentaux et autres nantis

Je me retrouve

Un bon matin

Venant de nulle part,

Allant vers le néant

Flouée de tout avenir, de tout passé,

Et qui de rien en rien,

Vogue au fil de son néant quotidien

Sans horizon,sans destinée,

Et d’indifférence en indifférence

Vogue à la dérive

Dans sa pirogue d’infortune…

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Et dire qu’il y a quatre mille ans

Mon peuple bâtissait déjà des pyramides

Dans l’antique Egypte…

Moi, qui venue de nulle part,

Moi qui ne vais nulle part.

Et dire qu’il y a peu de temps encore

Moi… Oui… Moi…

Aujourd’hui

La venue de nulle part,

Oui, moi, qui vais vers le Néant

Et dire qu’il y a peu de temps encore

Là bas dans l’Empire du Mali,

Quelque part, à Tombouctou

Je me croyais investie

Du devoir sacré de changer le monde…

Je me croyais investie

Du devoir sacré de guider le monde

Vers l’utopie de l’amour, du partage et de la compassion…


Prendimi mare, portami via, portami con te…

La sabbia di giorno infuocata lascia lieve il suo calore: un crepuscolo rosseggia da lontano tingendo d’oro bruno la traccia ondeggiante… Con lo sguardo seguo i flutti successivi e mi avvolge il respiro profondo dell’oceano. Verso il blu infinito se ne vanno i miei pensieri accavallandosi sulle onde, quelle onde che morivano ai miei piedi e che mi vomitano qui… e il mio spirito si rivolta col rivolgersi dell’onda…

 

Secoli prima, non dimentichiamolo, questo oceano era stato il testimone del più grande genocidio che il mondo abbia mai conosciuto, che il mondo vorrebbe dimenticare… La guerra contro il popolo nero aveva inizio… da ogni parte dell’Africa erano stati rapiti e assassinati uomini, donne, bambini per stiparli come bestie nelle immonde prigioni dell’isola di Gorea.

 

Nel primo mistero doloroso si contempla…

Golette di sventura avevano condotto orde di barbari sulle rive del continente africano, orde di barbari che pretendevano essere portatrici di civiltà e che per cupidigia, avevano distrutto per sempre una cultura millenaria, per cupidigia, avevano annientato un intero popolo… Questi uomini malefici avevano lasciato dietro loro, nei loro paesi di cristiani, le loro anime, il loro dio, le loro chiese, la loro fede, per commettere ignominiose barbarie, i crimini più odiosi contro il popolo nero.

 

Il più grande genocidio che il mondo abbia mai conosciuto: l’era della schiavitù, l’era della prima corsa all’oro, l’oro color ebano… Era buona abitudine, allora, per ogni cristiano che si rispetti, possedere un bel negro, begli stalloni da monta, e belle femmine giovani e fertili, e trarne profitto fino all’ultimo respiro… Bestiame negro al servizio della cupidigia, dell’ignoranza, al servizio della brutalità dei bianchi cristiani, bestiame negro incatenato, torturato, stuprato che, dal mattino alla sera, coltivava, a prezzo del suo sangue, vaste piantagioni di cotone bianco, per i bianchi cristiani del “Nuovo Mondo”, del continente americano e degli altri continenti bianchi!

 

Bianchi, cristiani, di Dio piena la bocca, ne sacrificano il cuore sull’altare del guadagno, del profitto, dell’ingordigia… il denaro è diventato il loro vero dio, solo per esso pregano… E i preti, i monsignori che si uniscono in conclave non ti avevano giustificato la schiavitù leggendo nelle sacre scritture che i negri erano bestie da soma, senza anima, che potevano lavorare incatenati nei campi di cotone e di tabacco del Maryland, mentre le donne, con le cosce aperte come desiderava il padrone, generavano i dannati d’America…

Solo loro, povere bestie da soma, misero bestiame negro, potevano piangere e vivere, e vivere piangendo e piangere cantando i gospells, godspell, appello a Dio. La musica più vera che il mondo abbia mai conosciuto è nera come il fondo dell’abisso di infelicità dal quale, tristemente, proviene.

 

Quali insulti alla razza umana: ora è più che mai arrivato il tempo di fare ammenda, per dare un vero senso alla dignità umana, alla dignità della persona, alla dignità dei popoli…


Crimini contro l’umanità… Ci fu il processo di Norimberga: crimini contro l’umanità commessi dai nazisti; ci fu il processo dell’Aia: crimini contro l’umanità commessi dai serbi, Milosevich e i suoi scagnozzi, autori di purificazioni etniche; ci fu il processo post-mortem di Polpot, colpevole di aver massacrato milioni dei suoi. E tutti avrebbero voluto giudicare Pinochet, il nazista delle Ande… Ma che sono stati questi delitti, di fronte agli incommensurabili crimini commessi contro il popolo nero, da secoli e secoli: la schiavitù, la colonizzazione, l’apartheid… questi crimini, i vostri crimini contro il popolo d’Africa sono ancora e sempre impuniti…

E allora io dico, io, fragile negra di nessun conto, io, piccolo nulla sulla faccia del mondo, io dico che il mondo occidentale ha un solo modo per ritrovare la sua dignità: istituire un tribunale internazionale, che denunci e condanni quegli assassini di milioni e milioni di esseri umani, affinché vengano fermati coloro che, passandosi il testimone di padre in figlio, come una fiaccola di morte, non possano riproporre nuovi volti della schiavitù e della colonizzazione… Se nulla verrà fatto per fermare questo genocidio silenzioso e perverso, l’Africa sarà ancora e sempre, per i truffatori e altri escrementi umani, una sicura fonte di guadagno. Ora è tempo di agire… quegli stati che si sono arricchiti alle spalle di milioni e milioni di vittime, e sulle loro spalle continuano a prosperare… a quando il loro mea culpa? Quando faranno ammenda e chiederanno perdono dei loro misfatti?

 

Ma, di fronte all’oceano, mi domando se, in effetti, quei signori che sbarcarono secoli prima erano stati i soli colpevoli… Quale parte avevano avuto i nostri antenati, coloro che avevano avuto la fortuna di essere stati risparmiati dalla schiavitù, che ne avevano fatto della nostra storia?

Mi ricordavo la celebre spedizione di Kankamoussa verso la Mecca. L’imperatore del Mali, il protettore della grande università di Timbuctu, l’imperatore dei re, uno dei primi convertitisi all’Islam… Leggende favolose raccontano che Kankamoussa, alla testa della sua carovana, era arrivato alle porte di Medina, mentre il resto del suo seguito era ancora a Timbuctu a caricare doni e doni, per i principi d’Arabia che andava a visitare … La storia documenta che quei doni furono così numerosi, così diversi, così ricchi, che l’Occidente conobbe più d’un secolo d’inflazione… Da allora, l’immaginario avido di Arabia ed Occidente si è scatenato, come risvegliato da un lungo sonno e, sotto il vessillo glorioso del dio denaro, ha invaso. Ma come, perché si erano aperte le porte della città santa di Timbuctu, chi aveva lasciato entrare quelle orde di saccheggiatori, di ladri e di assassini?

Basta un nome come esempio di misfatti: René Caillié, colui che penetrò con l’inganno fra le mura di Timbuctu, dopo aver appreso la lingua del luogo, travestito da semplice mercante e ribattezzato Abd Allahi, schiavo di Dio… certo, senza mentire: schiavo di un Dio tintinnante di cui bramava riempirsi le tasche. Divulgate da un lebbroso del denaro, furono così scoperte e saccheggiate le immense ricchezze dell’impero del Mali, dell’impero del Ghana.

Par Voix Africaine - Publié dans : Littérature/LITTERATURA
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