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Dimanche 25 mars 2007

 
Wangari Maathai, Prix Nobel de la Paix

Wangari Maathai, 64 ans, secrétaire d’état à l’environnement du Kenya et militante écologiste, aussi connue sous le nom de Wangari Muta, prix nobel de la paix en 2004 pour sa contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la paix, est la première femme africaine de l’histoire à être honorée de cette distinction.
Wangari Maathai est biologiste de formation; elle fut la première femme en Afrique Orientale à passer un doctorat et à diriger un département à l’Université de Nairobi. Elle a été élue au parlement Kenyan, en tant qu’écologiste, en décembre 2002, et elle est devenue ministre adjointe à l’environnement, aux ressources naturelles et à la faune sauvage, en janvier 2003.
Ardente défenseur des droits de l’homme, elle avait été harcelée, calomniée et emprisonnée par le régime autoritaire de l’ancien président Daniel Arap Moi, dans les années 70,80. Wangari Maathai est aussi membre du Conseil Consutatif pour les questions du désarmement auprès du Secrétaire Général des Nations Unies. Elle reçut également différentes distinctions internationales dont un prix suédois, baptisé « Prix Nobel Alternatif » pour sa contribution au bien-être de l’Humanité.
«  L’environnement et les ressources naturelles sont un aspect important de la paix, parce que, lorsqu’on détruit nos ressources, lorsque nos ressources se raréfient, nous nous battons pour nous les approprier… Nous plantons les graines de la paix maintenant et pour le futur… En protégeant l’environnement, nous améliorons aussi la façon de gouverner. »
Le Comité Nobel a souligné que « son approche globale du développement durable embrasse la démocratie, les droits de l’homme en général, et les droits des femmes en particulier. Elle pense au niveau mondial et agit sur le plan local. La Paix sur terre dépend de notre capacité à améliorer notre environnement. »
 
Amely James Koh Bela
Elle est membre de l’ONG AIDE FEDERATION , ONG dotée d’un statut consultatif auprès du Conseil Economique et Social des Nations Unies. A ce titre, elle a effectué une enquête de 12 ans sur la prostitution africaine en Occident et a écrit un livre: La prostitution africaine en Occident: Vérités , mensonges, esclavage. On y découvre la prostitution familiale, le trafic d’enfants, les pratiques sexuelles extrêmes. Son œuvre sonne comme un combat pour mettre en garde contre les sirènes de l’Occident.
 
Coumba Touré
Coordinatrice du programme africain de vaccins contre le sida. Cette Malienne est spécialiste en virologie et en micro biologie; elle est responsable de la coordination du programme africain de vaccins contre le VIH/sida. Elle a contribué à l’élaboration de ce projet de 7 ans avec le support de l’OMS et du programme commun des Nations Unies contre le sida, (Onusida). L’Afrique est’ en effet, engagée depuis juin 2000 dans la recherche du vaccin qui la libèrera de l’épidémie. C’est l’Organisation mondiale de la santé et plus précisément le Programme Africain de vaccins contre le VIH/sida qui se porte aux avant-postes de la lutte.
 
Oumou Sy
Oumou Sy fait véritablement œuvre de pionnière dans le domaine de la haute couture. Cette autodidacte, qui n’a jamais appris à lire, a créé, à Dakar, ses propres ateliers de stylisme et de formation aux arts et techniques traditionnelles et modernes du costume et de la parure en Afrique et en Occident. Elle fabrique intégralement ses créations, depuis le tissu jusqu’aux bijoux, en passant par la broderie, la teinture et une diversité de techniques. Elle s’est rendue célèbre en collaborant régulièrement avec le monde du spectacle. Elle a habillé les chanteurs les plus célèbres du Sénégal, (Baba Maal, Youssou Ndour…), a participé à l’œuvre de grands cinéastes, (Djibril Diop, Sembene Ousmane, Idrissa Ouedraogo…). Elle est maintenant connue dans le monde entier.
 
 
Mes pensées vont aussi à ces milliers de femmes qui, dans l’ombre, oeuvrent en Afrique, pour le bien-être de leurs sœurs et frères, qui mettent leur vie au service des plus démunis, femmes dont on ne connaîtra jamais le nom mais qui auront apporté leur pierre à la construction d’une humanité meilleure, à la construction d’un développement durable en Afrique.
Aisha
 
par Voix Africaine publié dans : La voix des femmes/VOCE DELLE DONNE
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Mercredi 14 mars 2007
La schiavitù, o i Negri di oggi
Come certi Senegalesi vengono ricondotti dalla Spagna nei loro paesi! (un esempio fra molti altri)
 
Non si può evocare la storia africana senza parlare del commercio triangolare, con le sue navi negriere, non si può evocare la storia dell'Africa se non attraverso la colonizzazione, i suoi misfatti e tutti gli sconvolgimenti geopolitica che hanno cambiato il destino di questo continente! Parlare della storia africana significa anche evocare tutti i fucilieri dell'Africa del nord e dell'Africa nera che, in prima linea sui fronti di battaglia, hanno dato la vita per difendere la patria. Oggi, altri tempi, altra epoca, si espellono, si rimpatriano con la forza bambini, donne e uomini che, clandestinamente hanno raggiunto le coste dell'Europa! E ogni giorno si assiste allo spettacolo di nuovi arrivi, sempre più numerosi, alle porte dell'Europa!
Un esempio tra molti: in questo momento, all'aeroporto di SAINT LOUIS atterrano regolarmente velivoli spagnoli. A bordo, centinaia di giovani senegalesi, ricondotti con la forza nel loro paese da poliziotti spagnoli, lontano da occhi indiscreti. Al loro arrivo, questi giovani rimpatriati ricevono un panino, qualche incoraggiamento e 10.000 franchi CFA, circa 15 euro, per il ritorno nelle rispettive regioni di provenienza, vale a dire Thiès, Tamba, Kaolack, Djourbel...etc!
Nelle interviste, questi giovani rimpatriati raccontano i terribili trattamenti subiti: Abbiamo passato sette giorni in mare, all'ottavo giorno siamo arrivati a Tenerife. Là, siamo stati processati e messi in prigione per quaranta giorni.
Rivelano anche che per il tragitto da Las Palmas a Saint Louis sono stati ammanettati. Attualmente, molti senegalesi lavorano alle Canarie per aiutare ad identificare 10.000 immigrati che si trovano nel centro di Accoglienza dell'arcipelago. Fino ad ora, ne sono stati identificati solo 2000.
Malgrado questi ritorni spesso non meno difficili di quanto fossero le condizioni di soggiorno nei campi spagnoli, i candidati all'emigrazione clandestina non si scoraggiano. Fra loro, donne, bambini talvolta molto piccoli! Si sarebbe potuto, credere che la tratta dei negri fosse per sempre abolita! Vi ricordate? Le navi, imbarcazioni di infelicità assoluta, imbarcavano come bestie centinaia, migliaia di Africani, destinati alla schiavitù fino al termine dei loro giorni nelle terre del Nuovo Mondo!
Oggi, i discendenti di quei negrieri, negrieri a loro volta, riportano nei paesi d'origine, centinaia, migliaia di Africani che hanno sognato di raggiungere le coste del Nuovo Mondo.
Non abbiamo paura delle parole: la situazione non è cosi diversa; i charter hanno sostituito le imbarcazioni e il tragitto, questa volta, si fa nell?altro senso! Il destino di questi poveri Africani, al loro arrivo, non è più invidiabile di quello dei loro antenati, schiavi nei campi di cotone!
Attualmente, in Senegal, il ministro dell?agricoltura propone il progetto REVA (ritorno verso l'agricoltura), che tenta di 
 
Lottare contro l?emigrazione clandestina, incitando i giovani a vivere della terra, dando a questi rimpatriati un appezzamento di terreno, qualche attrezzo !Ma i giovani snobbano questo progetto: L'agricoltura non funziona e il governo si permette di proporci un ritorno alla terra!
Questo progetto in effetti è ancora in fase progettuale e molte cose restano da fare per renderlo attuabile
Gli stati occidentali, dal canto loro, con un certo imbarazzo, cominciano a preoccuparsi del problema, a prendere coscienza che bisogna fare qualcosa per aiutare l'Africa a tenersi i suoi giovani ed evitare questo esodo, ma le loro azioni in questo senso restano piuttosto timide!
Incontri, conferenze al vertice, ma al momento nessun atto concreto ed efficace. E tuttavia molte associazioni, ONG, Fondazioni lavorano sul campo; ma il sostegno degli stati occidentale resta scarso.
Speriamo che la coscienza occidentale non si svegli tropo tardi! Si potrà sperare che l'aiuto all'Africa, in questo senso, diventi la priorità degli stati occidentali.Ne dubito! ma cerco di crederci lo stesso poiché la situazione è grave e devono essere trovate urgentemente delle soluzioni.
Non molto tempo fa, l'Africa occidentale si trovava ancora sotto la dominazione coloniale e dunque legata alla storia contemporanea dell'Europa: Dakar, Rufisque, Saint Louis, Gorea erano città francesi e l'amministrazione francese governava tutto il Senegal. L'Africa occidentale, proprio per questo fatto, è molto più vicina all'Europa di quanto non lo sia la Turchia, (paese che cerca di entrare a far parte della Comunità Europea ma la cui storia è tuttavia ben più distante dall'Europa di quanto non lo sia quella dell'Africa Occidentale).
Effettivamente sarebbe logico che questa parte dell?Africa, ancora una volta legata all'Europa per il suo passato, si integrasse alla Comunità Europea. Peraltro questa mi sembra l'unica soluzione per uscire dal magma. Immagino quanto ad alcuni debba apparire irrealistica, utopica.
Ma che bisogna pensare di quest'Europa che vuole conservarsi europa, che vuole una immigrazione scelta?? Una immigrazione in cui solo i quadri africani sarebbero scelti per venire in Europa? Dunque gli altri resteranno sempre potenziali emigranti clandestini! Non creiamo un futuro senza speranza! Bisogna che gli stati occidentali abbiano il coraggio di porsi questi problemi!
Bisogna mettere in atto un grande progetto di integrazione!
 
L'alba di una rivoluzione? Certo, ma è la sola alternativa al futuro del nostro mondo, per un maggiore equilibrio fra i popoli, per una maggiore giustizia, equità, per un mondo di pace...
 
Aisha                   
 
 
par Voix Africaine publié dans : Aspects économiques, sociaux, politiques
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Mardi 13 mars 2007
L’esclavage ou les Négriers d’aujourd’hui…
Comment des centaines de Sénégalais sont ramenés
d’Espagne, dans leur pays…      (un exemple parmi tant d’autres)
 
L’on ne peut évoquer l’histoire africaine, sans parler du commerce triangulaire, avec ses navires négriers, l’on ne peut évoquer l’histoire de l’Afrique qu’avec la colonisation, ses méfaits et tous les bouleversements géopolitiques qui ont alors changé le destin de l’Afrique… Il faut également parler de l’histoire africaine en évoquant tous les tirailleurs d’Afrique du nord et d’Afrique noire, qui , en première ligne, sur les fronts de bataille, ont donné leur vie pour défendre la patrie.
Aujourd’hui, autre temps, autre époque, on expulse, on rapatrie manu militari, des enfants, des femmes, des hommes qui, clandestinement, ont atteint les côtes d’Europe… Et chaque jour voit son lot de nouveaux arrivants toujours plus nombreux… aux portes de l’Europe…
Un exemple parmi tant d’autres: en ce moment, l’aérodrome de Saint Louis voit régulièrement atterrir des appareils espagnols. A leur bord, des centaines de jeunes Sénégalais, ramenés de force au pays, par des policiers Espagnols, loin des yeux indiscrets…
A leur arrivée, ces jeunes rapatriés reçoivent un sandwich, des encouragements et 10 000 F CFA, soit 15 euros, pour le retour dans leurs régions respectives, c'est-à-dire Thiès, Tamba, Kaolack, Diourbel...etc…
Ces jeunes rapatriés, interviewés, racontent les mauvais traitements subis: «  Nous avons fait sept jours en mer. C’est au huitième jour que nous sommes arrivés à Ténériffe. Sur place, nous avons été jugés, emprisonnés pendant quarante jours ». Ils confient aussi, que de Las Palmas à Saint Louis, ils ont été menottés.
 
Actuellement, plusieurs agents Sénégalais travaillent aux Iles Canaries pour aider à identifier 10 000 immigrés qui se trouvent dans le Centre de Retenue de l’archipel. Jusqu’à maintenant, seuls 2000 ont pu être identifiés.
Malgré ces retours aussi difficiles que leurs conditions de séjour dans les camps espagnols, les candidats à
l’émigration clandestine ne se découragent pas. Parmi eux, des femmes, des enfants mineurs, parfois très jeunes! L’on aurait pu penser que la traite négrière était abolie à tout jamais… Souvenez-vous: des navires, geôles de malheur, embarquaient comme du bétail, des centaines, des milliers d’Africains, esclaves jusqu’à la fin de leur vie sur les terres du Nouveau Monde…
Aujourd’hui, les Ancêtres de ces négriers,
négriers à leur tour, ramènent dans leur pays d’origine, des centaines, des milliers d’Africains qui ont rêvé d’atteindre les rives du Nouveau Monde.
 
N’ayons pas peur des mots: la situation n’est pas si différente; les charters ont remplacé les goélettes et le trajet se fait, cette fois, dans l’autre sens! Le destin de ces pauvres Africains, à leur arrivée, n’est pas plus enviable que celui de leurs Ancêtres esclaves dans les champs de coton!
Actuellement au Sénégal, le ministre de l’agriculture propose le projet REVA, (retour vers l’agriculture), qui vise à lutter contre l’émigration clandestine, en incitant les jeunes à vivre de la terre, en donnant à ces jeunes rapatriés, un lopin de terre, quelques outils… mais les jeunes boudent ce projet: « L’agriculture ne marche pas et le gouvernement se permet de nous proposer un retour à la terre! »
Ce projet est en effet encore à l’état de conceptualisation et beaucoup de choses restent encore à faire pour le rendre viable…
Les Etats Occidentaux, de leur côté, avec un certain malaise, commencent à se préoccuper du problème, commencent à prendre conscience que quelque chose est à faire pour aider l’Afrique à garder sa jeunesse et éviter cet exil, mais leurs actes en ce sens restent bien timides!
Des pourparlers, des conférences au sommet sont organisés… Mais point d’actes concrets et efficaces encore… Pourtant tant d’associations, d’ONG, de Fondations sont sur le terrain; mais les soutiens étatiques occidentaux restent maigres.
Espérons que la conscience occidentale ne se réveille pas trop tard… peut-on espérer que l’aide à l’Afrique , en ce sens, devienne la priorité des Etats Occidentaux? J’en doute! Mais j’ose y croire quand même car la situation est grave et des solutions doivent être trouvées en urgence…
 Il n’y a pas si longtemps, l’Afrique de l’Ouest était encore sous domination coloniale, et par là liée à l’histoire contemporaine de l’Europe: Dakar, Rufisque, Saint Louis, Gorée étaient villes françaises et l’administration française gérait alors tout le Sénégal. L’Afrique occidentale, de ce fait, est bien plus proche de l’Europe que la Turquie, (pays qui cherche à entrer dans la communauté européenne et dont l’histoire pourtant est bien plus éloignée de l’Europe que l’Afrique de l’Ouest).
Effectivement, il serait logique que cette partie de l’Afrique, encore une fois liée par son passé à l’Europe, intègre la communauté européenne; c’est, me semble-t-il, la seule solution pour sortir de ce magma. Pour certains, cette idée doit paraître irréaliste, bien utopique.
Mais que penser de cette Europe qui veut se conserver européenne, qui veut une « immigration choisie »…? Une immigration où seuls les cadres africains seront élus pour venir en Europe… Il ne restera alors que de potentiels immigrés clandestins…! Ne créons pas des lendemains qui désenchantent! Il faut que les Etats Occidentaux aient le courage de poser ces problèmes!
Un grand chantier comme le plan Marshall après la seconde guerre mondiale, un grand plan d’intégration est à mettre en place! L’aube d’une révolution? Certes, mais la seule alternative au devenir de notre monde, pour plus d’équilibre entre les peuples, pour plus de justice, d’équité, pour un monde de paix…
Aisha                                           
 Photos: AFP
 
 
 
par Voix Africaine publié dans : Aspects économiques, sociaux, politiques
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Mardi 13 mars 2007
Lo scorso 17 agosto 2006, la polizia le ha indotte con la forza a sgombrare…
Malgrado tutto, Safiétou mantiene la serenità del suo sorriso, che stride con il dramma che sta avvenendo in questo ginnasio…
“ I giovani hanno incominciato a riunirsi, e le associazioni che ci sostenevano hanno raccomandato loro di coinvolgere anche le donne. Sono venuti a cercarmi, proprio me, cosa che mi ha molto stupita… Ho cosi scoperto in me una vocazione per il militantismo che occupava tutto il mio tempo. Avevo preso coscienza di molte cose.”
Tutte le donne espulse dal Cachan sono diventate attiviste per forza di cose.
“ Tutto ciò che abbiamo fatto di costruttivo, è stato fatto grazie alla solidarietà delle donne. Sono le donne che hanno resistito con i loro bambini al momento dell’espulsione”. Molte di loro, tavolta incinte, sono state ferite dalla polizia e ne portano ancora le conseguenze.
“ Rendo omaggio al coraggio di queste donne che lavorano e al contempo si occupano dei loro bambini in condizioni cosi difficili.”
Anche Safiétou, che è diabetica e insulino-dipendente, fa parte della schiera: ogni mattina alle 5 si reca al lavoro come se nulla fosse.
“Non so come riesco a resistere” si stupisce. Nel ginnasio, queste donne hanno preso in mano la situazione:
“Ci siamo organizzate per mantenere una certa igiene nei locali,… gruppi di donne tengono puliti i bagni, poi sono organizzati turni di baby-sitting e corsi di alfabetizzazione. All’inizio si cucinava nel cortile con grandi bombole di gas. Ma abbiamo dovuti smettere perché il sindaco pensava che non fosse molto prudente, oltretutto con la scuola appena dietro.”
Da allora è il Consiglio Generale della Provincia Val de marne che porta il pranzo e la cena. La colazione e gli spuntini sono organizzati da volontari di Cachan. Visto lo slancio di solidarietà, possiamo cominciare a sperare… le associazioni ci hanno sostenuto e condotti
Mai disperare!
Per tutte queste ragioni, la fede nel futuro non abbandona quasi mai gli espulsi di Cachan.
“Questo dramma ci ha uniti e restiamo ottimisti.”
Se per Safiétou non è il caso di parlare ora di un ritorno in SENEGAL, comunque lei resta convinta che l’avvenire degli africani sia nel loro continente.
“Questa situazione mi fa venire voglia di combattere; mi dico che ci sono molte cose da fare, come per esempio veicolare il messaggio seguente: gli africani sono poveri, ma persone di grande dignità. E importante che vengano prese iniziative sul campo per aiutare le persone a restare a casa loro.”
 
Fonte: Afrik.com
 
 
par Voix Africaine publié dans : La voix des femmes/VOCE DELLE DONNE
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Mardi 13 mars 2007
Les « expulsées de Cachan »; le témoignage de Safiétou BA, la déléguée des femmes...
 
Le 17 Août 2006, la police est venue les déloger manu militari…
Safiétou, malgré tout, garde son sourire serein, ce qui détonne avec le drame qui se joue dans ce gymnase…
«  Les jeunes ont commencé à se réunir, et les associations qui nous soutenaient leur ont recommandés d’impliquer aussi des femmes. Ils sont venus me chercher, moi, ce qui m’a beaucoup surprise… je me suis ainsi découverte une vocation pour le militantisme et cela me prenait tout mon temps. J’vais pris conscience de beaucoup de choses. »
Activistes, toutes les femmes expulsées de Cachan le sont devenues par la force des choses.
 «  Tout ce qui s’est passé de constructif, c’est grâce à la solidarité des femmes. Ce sont les femmes qui ont résisté avec leurs enfants au moment de l’expulsion ».
Beaucoup d’entre elles, parfois enceintes, ont été blessées par la police et en portent encore les séquelles.
«  Je salue le courage de ces femmes qui vont travailler tout en s’occupant de leurs enfants dans de telles conditions ».
Safiétou, diabétique et insulinodépendante, en fait aussi partie: tous les matins à 5 heures, elle se rend à son travail comme si de rien n’était.
« Je ne sais pas comment j’arrive à tenir », s’étonne-t-elle.
Dans le gymnase, ces
femmes ont pris les choses en main:
«  Nous nous sommes organisées pour maintenir une certaine hygiène dans les locaux… des groupes de femmes font le ménage dans les toilettes, des gardes d’enfants, des cours d’alphabétisation sont organisés. Au début, nous faisions aussi la cuisine dans la cour avec de grosses bouteilles de gaz. Nous avons arrêté de préparer les repas parce que le maire ne trouvait pas cela très prudent, en plus l’école est juste derrière ».
Depuis c’est le Conseil Général du Val de Marne qui apporte le déjeuner et le dîner. Le petit déjeuner et les en-cas sont organisés par des bénévoles de Cachan.
«  Vu cet élan de solidarité, on ne peut qu’avoir de l’espoir… les associations nous ont soutenus et portés jusqu’à maintenant... »
Jamais désespérées!
Pour toutes ces raisons, la foi en l’avenir ne quitte presque jamais les expulsées de Cachan.
«  Ce drame nous a unies et nous restons optimistes! »
Pour Safiétou, si la question d’un retour au SENEGAL n’est pas d’actualité, il n’en demeure pas moins qu’elle reste convaincue que l’avenir des Africains est sur leur propre continent.
«  Cette situation me donne envie de me battre; je me dis qu’il y a des choses à faire. Comme de véhiculer le message suivant: les Africains sont pauvres, mais dignes. Qu’il est important que des initiatives soient prises sur le terrain pour aider les gens afin qu’ils puissent rester chez eux! »
Aisha
Source: Afrik.com
 
 
 
 
par Voix Africaine publié dans : La voix des femmes/VOCE DELLE DONNE
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