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Dimanche 15 avril 2007
Histoire...
De Chasselay à Thiaroye…          ou plutôt de Thiaroye à Chasselay...
 
Chasselay est le nom d’un village français situé à 20 km environ au nord de Lyon, près de la Saône. J’y suis allée en 2002. A Chasselay, se dresse au milieu des champs, un monument étonnant, extraordinaire; son nom: le Tata sénégalais.
 
C’est le seul cimetière de tirailleurs sénégalais du territoire français. Y sont enterrés 188 combattants africains et plusieurs soldats français morts pendant les combats pour la défense de Lyon les 19 et 20 juin 1940. Ils étaient soldats du 25ème régiment de Tirailleurs Sénégalais. Ils ont affronté à Chasselay et à Montluzin, un village voisin, un régiment allemand qui fonçait sur Lyon.
 
Les soldats enterrés au Tata de Chasselay sont d’une part des tirailleurs morts lors de ces combats, d’autre part des tirailleurs assassinés après les combats par les troupes allemandes. Le 20 juin, les derniers défenseurs de Chasselay furent encerclés par les forces allemandes et durent se rendre. Après la reddition, les officiers allemands obligèrent les prisonniers africains du 25è R.T.S., à courir tout droit devant eux dans le champ où ils avaient été regroupés: ils les massacrèrent en tirant sur eux à partir des chars puis en écrasant leurs corps avec ces mêmes chars…
 
Dans les jours qui ont suivi, plusieurs habitants des villages où se sont déroulés ces terribles combats et ce massacre, ont caché des tirailleurs, les ont nourris, en ont soigné; ils ont aussi enseveli les corps des tués et mis à l’abri leurs plaques militaires et leurs papiers, quand ils le pouvaient.
 
Le Tata, qui est aujourd’hui un cimetière militaire dépendant du Ministère de la Défense, a été construit grâce à l’initiative et la détermination de Mr Jean MARCHIANI, habitant de Chasselay, lui-même ancien combattant de la première guerre mondiale. Il a acheté un terrain, mené des recherches sur l’architecture des tatas soudanais, puis a fait édifier un enclos d’architecture soudanaise pour y regrouper les corps de 188 soldats africains et de leurs officiers et sous officiers français.
 
Ce Tata témoigne de la participation valeureuse des troupes africaines aux combats qui se sont déroulés en France lors de l’invasion allemande de mai juin 1940. En France encore aujourd’hui, ce rôle est très méconnu. La défaite finale de la France, (« l’étrange défaite » comme l’a intitulée le grand historien et grand résistant Marc BLOCH), puis le sinistre armistice signé par Pétain avec l’Allemagne ont eu pour effet que les combattants de mai juin 1940, tant français de métropole que de soldats des colonies, ont longtemps été en France des oubliés de l’histoire. De plus, à la fin de la guerre, les autorités françaises ont préféré « oublier » le rôle des soldats des colonies dans les combats de la guerre, y compris dans les combats de la Libération…
 
Françoise
 
par Voix Africaine publié dans : Histoire/STORIA
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Lundi 26 mars 2007
AFRIKA RANCH, una fattoria scuola alternativa a RAO
 
Questo progetto vuole essere l’esplicitazione di ciò che la Fondazione Sylla Caap intende per aiuto a uno sviluppo sostenibile.
La comunità rurale di Gandon, (Regione di Saint Louis del SENEGAL) ha dato alla Fondazione Sylla Caap, 100 ettari per la realizzazione di questo progetto.
 
Situazione ambientale: Le politiche agricole in Africa sono ispirate ai modelli occidentali. La priorità è stata date alle culture redditizie (arachidi, cotone) avantaggio della coltura alimentare. Ci sono difficoltà anche a livello dell’acqua e della commercializzazione dei prodotti.
D’altra parte, non vanno ignorate le difficoltà legate agli aspetti ecologici e cioè: la sanità, l’acidificazione, l’erosione eolica del suolo, la riduzione delle aree di pastorizia, l’eccessivo sfruttamento di terreni per il pascolo, la riduzione delle foreste, il movimento delle dune, insabbiamento delle terre dei fondi... Da questi problemi scaturiscono l’aggravamento del degrado delle terre da coltivazione e delle risorse naturali in genere.
Cos’è l’agricoltura sostenibile?:
Lo sviluppo sostenibile è la gestione e la convservazione della base delle risorse naturali ..., della terra, l’acqua, le risorse genetiche (animali e vegetali), non degrada l’ambiente...” (FAO) L’agricoltura sostenibile è sana dal punto di vista ecologico, economicamente efficace e tecnicamente appropriata.
 
Concezione:
Questa fattoria vuole essere innazitutto rispettosa dell’ambiente, dando la prevalenza a colture biologiche e diversificate, produzione di foraggi e alimenti per il bestiame al fine di essere autosufficienti.
Si tratta di avviare tecniche come il maggese migliorato, la concimazione organica, la selezione delle sementi, la rotazione e la diversificazione delle colture, l’integrazione dell’allevamento e della forestazione con l’agricoltura, la gestione economica dell’acqua, l’utilizzazione di piante come i fertilizzanti verdi, l’utilizzazione di cordoli di pietra, il riciclaggio dei resti delle colture, e tutto ciò con un progresso verso l’intensificazione dei sistemi.
 
Allevamento: Vaste praterie saranno destinate all’allevamento di animali: ovini, caprini, bovini, bufali di Salerno e alcune razze vietnamite. Si può creare una cooperativa con gli allevatori vicini . Sarà destinato uno spazio alla piscicoltura in acqua dolce.
 
Orticoltura: coltura di verdure varie, piantagioni di alberi da frutto... Il sistema di coltura differenziata a maggese descritto sopra eviterà di impoverire il terreno; la coltura biologica senza aggiunta di fertilizzanti che non siano quelli organici prodotti dagli animali della fattoria.
Incorraggiamento delle cooperative femminili che potranno usufruire di appezzamenti di terreno sui quali impiantare colture vivaistiche .
Verrà anche organizzato lo sviluppo del settore della produzione di piante medicinali.
Conservazione e trasformazione dei prodotti biologici
Commercializzazione dei prodotti biologici.
Una scuola di formazione: A medio termine, questa fattoria vuole anche diventare un centro di formazione all’agricoltura e all’allevamento biologici. La FSC favorirà l’inserimento delle donne in questa fattoria biologica e metterà a loro disposizione degli ateliers, facendole beneficiare di micro crediti.
Questa fattoria scuola sarà aperta all’esterno, per favorire gli scambi fra nord e sud e fra sud e nord, ... A lungo termine, verrà creato un centro di ricerca sulle tecnologie della terra.
 
 
Il reddito ricavato dall’ AFRIKA RANCH sarà interamente destinato allo sviluppo di progetti di solidarietà della Fondazione Sylla Caap.
 
Aisha
 
 
par Voix Africaine publié dans : Solidarité et développement durable/SOLIDARIETA
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Lundi 26 mars 2007
AFRIKA RANCH, une ferme école écologique à RAO
 
Ce projet fait partie de la lutte que la Fondation Sylla Caap mène pour le développement durable.
La communauté rurale de GANDON, (Région de Saint Louis du SENEGAL), a alloué, dans un premier temps, 100 hectares à la Fondation Sylla Caap pour la réalisation de ce projet.
               
Situation environnementale: Les politiques agricoles mises en place en Afrique donnent la priorité aux cultures de rente, (arachide, coton…) au détriment des cultures vivrières. Des difficultés sont présentes également au niveau de la maîtrise de l’eau; d’autre part, il y a de grosses contraintes environnementales comme la salinité, l’acidification, l’érosion éolienne des sols, le surpâturage, le mouvement des dunes, l’irrégularité des pluies… De ces problèmes découlent l’aggravation de la dégradation des terres de culture et des ressources naturelles… Il est donc absolument essentiel de repenser l’agriculture en Afrique.
 
 
L’agriculture durable: « le développement durable est la gestion et la conservation de la base des ressources naturelles… , de la terre, de l’eau, des ressources génétiques (animal et végétal), ne dégrade pas l’environnement... » (FAO) L’agriculture durable est écologiquement saine, économiquement viable, et peut être techniquement appropriée.
 
 
Conception: Cette ferme se veut avant tout respectueuse de son environnement, avec mise en avant de cultures biologiques et diversifiées, production de fourrage et d’alimentation pour le bétail, afin de vivre en autosuffisance.
Il s’agit de se tourner vers des techniques comme la jachère, la fumure organique, les semences sélectionnées, la rotation des cultures, l’intégration de l’élevage et de la foresterie avec l’agriculture, favoriser une gestion économe de l’eau, l’utilisation de plantes comme engrais verts, utilisation de cordons pierreux, recyclage des restes de cultures…
 
Elevage: De vastes prairies seront dévolues aux animaux domestiques: ovins, caprins, bovins, buffles de salerne et quelques races du Vietnam. Une coopérative sera créée avec les éleveurs des villages. Un espace sera consacré à la pisciculture.
 
Maraîchage: Il est prévu des cultures de légumes variés, des plantations d’arbres fruitiers. Un système de jachère sera mis en place. L’engrais organique des animaux de la ferme sera utilisé.
Les coopératives de femmes seront encouragées pour la gestion de parcelles autonomes pour les cultures vivrières.
Il sera organisé aussi le développement du secteur de la production de plantes médicinales.
 
Conservation et transformation des produits biologiques
Commercialisation des produits biologiques
 
Une Ecole de formation: A moyen terme, cette ferme se veut également centre de formation à l’agriculture et à l’élevage biologique. La FSC cherchera à favoriser l’insertion des femmes et mettra à leur disposition des ateliers divers. Ces femmes pourront bénéficier de micros crédits afin de leur permettre de créer des entreprises. Cette ferme école se veut ouverte sur l’extérieur, favorisant les échanges sud nord…, cherchant à créer également un centre de recherche technologique de la terre .
 
 
Les bénéfices issus d’AFRIKA RANCH seront entièrement reversés au profit des projets de solidarité de la Fondation Sylla Caap.
Pour ceux qui le souhaitent, nous tenons à votre disposition le dossier concernant ce projet.
 
Aisha
 
 
par Voix Africaine publié dans : Solidarité et développement durable/SOLIDARIETA
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Lundi 26 mars 2007
Tavolta, ci sono momenti nella vita di una persona che il destino si insegna a sconvolgere: provate a immaginare…! Immaginate che questo destino bussi alla vostra porta , con frasi molto convincenti, che resistono a ogni obeizione, e tenga questo discorso:
« Dopo oltre 30 anni di assenza, l’Africa, e in particolare modo il Senegal e la famiglia tutta reclamano la tua presenza. Ti propongo un viaggio di 10 giorni , in Senegal, con la Fondazione Sylla Caap. Fra altre cose avrai la possibilità di incontrare sul campo i comitati Caap di Dakar e di Saint Louis al fine di coordinare le nostre azioni ed elaborare progetti in via di attuazione. »
Questa proposta sembrava un « richiamo », capace di risvegliare in me tutto ciò che era sepolto nel moi subconscio dall’oblio mantenuto dalla forza del tempo che passa, inesorabolmente potente, che annichilisce ogni velleità, ogni nostalgia del paese; nostalgia motore del desiderio e della memoria.
Aldilà della copertura « mediatica » che hanno ricevuto gli incontri e i passi operativi alla formulazione delle missioni e dei progetti della Fondazione Sylla Caap, attraverso i Comitati di Dakar e Saint Louis, ogni aspetto di quel viaggio fu arricchente sia sul piano umano, ad ogni livello, che sul fronte della funzionalità dei Comitati citati.
Dalle due parti, si trattava in particolare di identificare nuovi compiti all’interno degli obiettivi preposti nei progetti in corso o in quelli in cantiere. Era anche la prima partecipazione a incontri dell’Associazione AFRICA EUROPA AFRICA, che ha sede a Valenza, insieme al partenariato offerto da RADIO MEGA, che è una radio libera comunitaria della stessa città.
Questo primo contatto, dunque, mi permetteva di scoprire, conoscere e comprendere il funzionamento autonomo e interno dei Comitati CAAP di Dakar e Saint Louis, i suoi dirigenti e le loro implicazioni concrete e profonde nel meccanismo. Ciò mi ha permesso di realizzare dei reportages in forma di giornali audio messi a disposizione dalla Fondazione Sylla Caap.
Dare la parola a chi agisce sul campo mi sembrava la cosa più giusta e più efficace, che, fotografandolo senza illusioni, riflette meglio e in modo concreto il loro impegno e le loro azioni, la cui finalità consiste nel contribuire realmente allo sviluppo del paese, con l’ambizione fondamentale di estenderla a tutta l’Africa sub-sahariana.
Quanto al moi sguardo odierno sul Senegal, è doppio. Da una parte è quello del giornalista, che offre un’osservazione globale socio-politica ed economia sui risultati della politica del « Sopi », promossa dalla maggioranza del Parlamento Wade, agli ordini del mondo affaristico del paese, il cui risultato resta debole, per non dire deludente per i Senegalesi. D’altra parte, è anche la scoperta della capitale Dakar, in cui la popolazione sta esplodendo. Ha l’aspetto di una megalopoli, invasa dal flusso migratorio dalle campagne alla periferia della capitale senegalese, a un punto tale che l’incubo degli ingorghi automobilistici sembra addirittura insolubile.
Forse, come si tende a dire e a credere, lo sviluppo economico di un paese si misura dalle costruzioni di immobili, di palazzi, di case singole, di patrimonio immobiliare dunque, segno di ricchezza e a un tempo indice di risparmio e di investimenti finanziari—come dice un vecchio adagio « quando il mattone tiene, tutto tiene ». Ma non sono sicuro che questo sia vero per i paesi in via sviluppo. In effetti, questa constatazione verificabile in tutti i paesi ricchi dell’occidente, non è all’appannaggio dei paesi in via di sviluppo che mancano tristemente di un’organizzazione giuridica affidabile che attiri investitori stranieri al fine di partecipare, con fiducia, all’accrescimento e alla consolidazione degli strumenti indispensabili a ogni ambizione di sviluppo economico di un paese. Il Senegal non sfugge a queste condizioni senza le quali sarebbe inefficace ogni volontà politica di sviluppo economico, subordinata com’è all’industriazzazione e alla pianificazione delle capacità di produzione artigianale, che si appoggiano al sottofondo sociale del paese. Insomma, non si tratta di fare un’economia politica, ma una politica economica, nel rispetto degli impegni politici e delle promesse del paese. Nulla permette oggi, di dire che ciò vavvenga in Senegal.
Il secondo sguardo dopo questo soggiorno di 10 giorni, si posa sull’inoperosità dei giovani che, ovviamente, vanno a gonfiare le cifre della disoccupazione endemica, come in certe capitali dell’Africa Occidentale. La democrazia non è una parola vuota in Senegal. Se l’integralismo islamico non ha presa sul paese di Senghor, in compenso si deve temere che una popolazione al 90% musulmana sia infettata da una forma insidiosa di pratica religiosa malsana, che frena il motore dello sviluppo economico a tutti i livelli.
Come lasciava intendere uno dei miei interlocutori: » ciò che vedo intorno a me mi fa pensare alla famosa frase di Marx, « la religione è l’oppio dei popoli ». E ciò si verifica anche nei programmi televisi della RTS (Radio Televisione Senegalese) di Stato.
 
Terminero con l’altro versante delle mie osservazioni:
*«  Arrivata a compimento nel 2004 della politica economica, dell’armonizzazionione della TVA (Tassa sul valore Aggiunto:IVA) (quando la popolazione denuncia il costo elevato della vita, che non fa che aumentare, sopratutto nella periferia di dakar); il Senegal ha avuto accesso all’iniziativa dei paesi poveri molto indebitati (PPTE) ed ha ottenuto un contributo di 40 miliardi di franchi CFA. Certi paesi hanno annullato il loro credito verso il Senegal, la francia (197 deputati otterranno a credito delle auto 4x4 che costeranno al Tesoro 2 miliardi…
 
Il paese registra anche il tasso di AIDS più basso della religione... »
 
* estratto dall’articolo « un secondo mandato per Abdoulaye Wade? », pubblicato su Africa International, Aprile 2005.
 
Mamadou Jean Michel KOUROUMA
Detto Dudu.
 
 
par Voix Africaine publié dans : Libre pensée, impressioni
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Lundi 26 mars 2007
VOYAGE EN AFRIQUE,
AU CŒUR DES COMITES AFRICAINS DE LA FONDATION SYLLA CAAP
 
 
Il y a parfois, des moments dans la vie d’une personne que le destin s’ingénue à bouleverser!
Imaginez…! Oui, imaginez que ce destin frappe à votre porte, et par des propos très avenants, qui résistent à toute argumentation possible d’hésitation, tienne ce langage:
« Après plus de 30 ans d’absence, l’Afrique, singulièrement le Sénégal et toute la famille réclament ta présence. Je te propose un voyage de 10 jours, au Sénégal, avec la Fondation Sylla Caap. Il s’agit entre autre d’aller à la rencontre, sur le terrain, des Comités Caap de Dakar et de Saint Louis pour des séances de travail de coordination de nos actions et de l’élaboration des projets en voie de construction. »
Cette proposition prenait l’allure d’un « appel », qui venait réveiller en moi tout ce qui était enfoui dans mon subconscient de l’oubli entretenu par la force du temps qui passe, inexorablement puissant, qui annihile toute velléité de nostalgie du pays; nostalgie moteur de l’envie et de la mémoire.
Au-delà de la « couverture » médiatique que j’ai faite des déroulements des rencontres et démarches opérationnelles, quant à la formulation des missions et des projets de la Fondation Sylla Caap, au travers des Comités de Dakar et de Saint Louis, ce voyage fut, dans tous ses aspects, ponctué de richesses autant sur le plan humain, à tous les niveaux, que sur le plan de la vie fonctionnelle des Comités cités.
De part et d’autre, il s’agissait, notamment, de l’identification des obligations nouvelles dans le domaine des objectifs retenus dans les projets en cours ou à mettre en chantier. C’était aussi la première participation à ces rencontres de l’Association AFRIQUE EUROPE AFRIQUE, qui a son siège à Valence, doublée du partenariat avec RADIO MEGA de la même ville, qui est une radio libre communautaire.
Ce premier contact, donc, pour moi, c’était de découvrir, connaître et comprendre le fonctionnement autonome et interne de ces Comités Caap de Dakar et de Saint Louis, ses dirigeants et leurs implications concrètes et profondes dans le dispositif. Ce qui m’a permis de réaliser des reportages, sous formes de magazines sonores diffusés dans le cadre des émissions que j’anime sur RADIO MEGA , puis de les graver sur CD, mis à disposition de la Fondation Sylla Caap.
Donner la parole aux acteurs sur le terrain me semblait être la démarche la plus judicieuse et la plus parlante,et qui reflète au mieux la « photographie » non imagée mais concrète de leur engagement et de leurs actions, dont la finalité est de contribuer réellement au développement du pays, avec l’ambition fondamentale de celle-ci à toute l’Afrique subsaharienne.
Quant à mon regard sur le SENEGAL d’aujourd’hui, il est double. D’une part, c’est celui d’un journaliste, qui est une observation globale socio politique et économique des résultats de la politique du « Sopi », prôné par la majorité du Président Wade, aux commandes des affaires du pays, dont le résultat reste mitigé, pour ne pas dire de déception de la part des Sénégalais. D’autre part, c’est aussi une redécouverte de la capitale Dakar, dont la population explose démesurément. On y perçoit l’allure d’une mégalopole, envahie par la migration de la campagne paysanne sur la périphérie de la capitale sénégalaise, à telle enseigne que le cauchemar des embouteillages anarchiques de la circulation en voiture semble terriblement insoluble.
Si, comme l’on a tendance à le dire et le croire, le développement économique d’un pays se mesure à l’aulne de construction d’immeubles, de bâtiments, de maisons individuelles, gages de patrimoine foncier, donc, signes de richesses à la fois d’épargne et d’investissements financiers, -citons ce vieil adage: « quand le bâtiment va, tout va... » Je ne suis pas sûr que cela soit vrai pour les pays en voie de développement. Car, en effet, cette voie qui se vérifie dans sa réalité vraie, dans les pays riches occidentaux, n’est pas l’apanage des pays en développement, qui, pour cela, manquent cruellement d’organisation juridique fiable qui attire les investisseurs étrangers pour participer, avec confiance, à l’accroissement et la consolidation des instruments et outils indispensables à toute ambition de développement économique d’un pays. Le Sénégal n’échappe pas à ces conditions sine qua non de toute volonté politique de développement économique, subordonné à l’industrialisation et à la planification des capacités de production artisanale, qui prennent appui sur le fondement social du pays. En somme, il ne s’agit de faire l’économie de sa politique, mais la politique de son économie, dans le respect de ses engagements politiques et des promesses au pays. Rien ne permet, aujourd’hui, de dire que c’est le cas au Sénégal.
Le second regard, que j’avance, après ce séjour de 10 jours, c’est le désoeuvrement accablant des jeunes qui, naturellement, viennent gonfler les chiffres du chômage endémique, comme dans certaines capitales d’Afrique de l’Ouest. La démocratie n’est pas un vain mot au Sénégal. Si l’intégrisme islamique n’a pas de prise sur le pays de Léopold Sedar Senghor, il est à craindre, en revanche, que la population qui est à 90% musulmane, soit gangrenée par une forme insidieuse de pratique religieuse « malsaine », qui freine le moteur du développement économique à tous les niveaux.
Comme le laissait entendre l’un de mes interlocuteurs: «  ce que je vois autour de moi, me fait penser à la fameuse phrase de Marx; (« la religion est l’opium du peuple »). Et cela se vérifie même dans les programmes des émissions de la RTS (radio Télévision Sénégalaise) de l’Etat.
Je terminerai par l’autre versant de mes observations:
*« point d’achèvement en 2004, de sa nouvelle politique économique, de l’harmonisation de sa TVA, (quand la population dénonce la vie chère, qui ne fait que s’accentuer, notamment dans la périphérie de Dakar); le Sénégal a accédé à l’initiative des pays pauvres très endettés (PPTE) et obtenu un apport de 40 milliards de F CFA. Certains pays ont annulé leur dette envers le Sénégal, la France, (197 milliards), le Japon, (40), ainsi que les Etats-Unis et la Chine… Les 120 députés vont obtenir à crédit des voitures 4x4 qui vont coûter 2 milliards au Trésor…
Le pays enregistre également le taux de prévalence du SIDA le plus faible de la région... »
Mamadou Jean Michel KOUROUMA,
Dit Doudou
 
* extrait de l’article: « Un second mandat pour Abdoulaye Wade? », paru dans AFRICA INTERNATIONAL, avril 2005
 
 
 
par Voix Africaine publié dans : Libre pensée, impressioni
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