Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /2010 23:23

Auteur: Dr SYLLA TATI IBRAHIM
En avant première, nous vous invitons à découvrir la suite du premier chapître du manuscrit du Dr SYLLA TATI: KUNDARA.
L'errance d'une Afro Européenne ou l'errance de la Negra Europea.

Après des années passées en Europe, Kundara décide de retourner sur a terre de ses Ancêtres, terre africaine...
Voici le début du premier chapître.
Merci de nous faire part de votre avis, suite à cette premiüre lecture. KUNDARA sera publié bientôt au SENEGAL. Nous recherchons des éditeurs en Europe.
Toutes vos idées, suggestions, critiques sont les bienvenues et attendues. Nous pouvons aussi le réécrire ensemble.
Merci!
Le bénéfice de la vente de ce livre sera versé en intégralité au profit des projets de solidarité en Afrique de la FONDATION SYLLA CAAP.

NOTA BENE: ce manuscrit est protégé par son dépôt enregistré à la SGDL, (Société des Gens de Lettres).
Sa reproduction, même partielle, est strictement interdite.

(Pour lire le début du premier chapître)
KUNDARA, suite du premier chapître.

 

O toi le nanti, le privilégié, le puissant,

Homme et blanc, quoi !

L’immigré devant ta porte,

Ta porte barricadée, fermée à triple tour,

Entourée de fils de fer barbelés,

Les gendarmes, mitraillette au poing,

Qui te gardent et qui me regardent,

En chien de faïence,

Moi l’immigré

Pour mieux me faire comprendre

Que je ne dois point m’approcher

De ton pain quotidien,

O toi le nanti,

Qui chaque matin,

A le droit de gaspiller

Des litres de ce liquide précieux

Que te dispense sans compter

La Compagnie Générale des Eaux

Pour te raser la barbe,

Des litres et des litres

Qui suffiraient à abreuver

Une famille de Nègres

Perdue quelque part dans la savane,

D’un village du Sahel ;

O toi le nanti,

Qui chaque week-end, baigne ta voiture

De cette eau précieuse,

Qui aurait pu donner vie et espérance

Au village de cette immigrée que je suis,

Moi cette immigrée

Qui sur les chaînes de montage

Ai fabriqué ta voiture,

Pour une bouchée de pain,

A la sueur de mon front.

Moi cette même immigrée

Qu’aujourd’hui, tu rejettes

Au delà de ta porte

Parce que je ne te sers plus.

Les robots ont pris ma place

Chez Renault, Citroën et ailleurs…

Eux au moins n’aggravent pas

Le trou de la Sécu et des allocs…

O toi le nanti,

Béni des dieux,

Savoure ta victoire

O toi le nanti

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Ainsi soit-il…

Le Christ est avec toi…

 

 

 

 Sur la plage

 

J’étais assise depuis des heures,

Dans ce jardin,

Et cherchant à deviner ce qu’il pouvait y avoir,

Au delà des dunes là bas,

Je me disais que de toutes façons,

Il n’y avait même plus de destin pour m’apprendre…

Toutes ces années de l’autre côté de l’océan

Avaient été souillées de scènes quasi-quotidiennes

« D’un monde putréfié par la haine »,

J’avais espéré pouvoir oublier

Tous ces outrages.

Mais aujourd’hui,

Il me fallait vivre avec tout le poids de ce passé,

Comme unique héritage de ces années d’errance,

Et avancer malgré tout vers ce que je soupçonnais déjà…

 

Les minutes, les heures s’égrenaient,

Et, les yeux rivés sur mon passé,

Je ne pouvais me résoudre encore à me lever.

J’avais bien cru,

Oui, guidée par ma naïveté,

J’avais cru,

Que mon retour effacerait du même coup

Les effluves de souvenirs si âcres…

Mais il n’en était rien…

Au contraire…

C’était toute une frénésie d’événements

Qui se bousculaient dans ma tête :

Régénérescence de mes doutes, de mes craintes…

Comme de mes fols rêves…

 

Amer constat…

Ces exclus de l’Europe

Victimes des outrages d’une société qui a perdu ses repères

Ces exclus, toujours les mêmes, mis à l’index,

Ces différents,

Qu’un parti qui se veut national,

Voudrait bien parquer dans un ghetto,

Voire dans des chambres à gaz…

Oui, ces exclus,

Gueux , miséreux,

Ces damnés de la société,

Parce que juifs, noirs, drogués,

Clandestins, femmes, loubards,

Clochards, siero-positifs,

Ces outrages se vivaient souvent dans les scènes les plus insignifiantes…

Et pour moi,

Chaque jour revêtait son lot d’insultes…

negriers2.gif

 

L’histoire de l’humanité sera-t-elle toujours ainsi

Guidée par cette lente et sournoise phobie

Du plus fort, du plus vil,

Laissant le petit se contenter d’être manipulé,

Dans le meilleur des cas ?…

 

Je ne pouvais ne pas penser à tout cela,

Même à des milliers de kilomètres…

Je portais ce poids sur moi…

 

 

 

 

 

Deux mille ans

Déjà, et pourtant

Il y a encore et toujours

Le peuple qui pleure

Des milliards

De femmes , d’enfants, d’hommes,

Qui meurent,

Chaque jour,

Qui de faim,

Qui de soif,

Qui d’injustice,

Dans l’indifférence

Du peuple qui rit

Drapé dans son superflu.

Laissez venir à moi

Les sans logis, les miséreux

Les éternels derniers, les gueux,

Les damnés de tous les mondes,

Laissez-les venir à moi,

Car le Royaume des Cieux, disaient-ils,

Est à eux.

Deux mille ans déjà

Et pourtant

Il y a encore et pour toujours,

Un peuple qui rit,

Drapé dans son superflu,

Dans ses supermarchés, dans ses super-arnaques.

Sadisme ?

Même pas !

Deux mille ans , déjà…

Hier esclave…

Aujourd’hui, immigré clandestin,

L’immigré, le damné de toujours

Fuyant sa misère de tous temps et en tous lieux,

Se retrouve

Dans le pays de l’opulence,

Confronté à la haine,

De ceux qui ont découvert

Comme par enchantement

La préférence aryenne,

L’identité nationale,…

Le gueux du temple,

Le peuple du grand silence

Se berce de son désespoir

Dans le XXème, le XVIIIème,

Et autres banlieues de triste renommée…

Même pas Milan, Rome ou Turin,

Et Florence, mes aïeux,

Même pas Florence ;

Triste époque…

Tu ne trouves nulle part

Compréhension.

L’ex-immigré du sud,

L’ex-immigré du nord,

Le Rital d’hier,

Pour les Parigots de tous temps,

Plus bêtes que méchants,

Mais qui sait ?

Eh oui, le Rital d’hier

Te claque la porte au nez,

Te traitant

O mon damné bien aimé,

De sale Nègre…

Quelle tristesse…

Laissez venir à moi

Les immigrés, les clandestins, les sans papiers…

Les harkis, les bougnouls,

Les beurs, les métèques,

Les sans-logis, les damnés du monde

Occidental, s’il vous plaît,

Car ils sont

Les bien aimés du Père.

 

A Carcassonne,

Dernier spectacle

D’un triste samedi soir,

Des paras en manque d’émotion,

Des paras en mal d’Irak,

Des paras laissés pour compte

Dans leur caserne d’ennui…

Il faut bien

Qu’ils prennent plaisir

Là où ils le trouvent…

Peu chère,

Il faut bien que jeunesse se passe…

Et si c’est sur le dos des Arabes,

C’est optimal…

Des Arabes, ici où là bas,

Kif kif bouriko,

Par les temps qui courent,

Casse du bougnoul,

C’est aussi, c’est surtout

C’est toujours passer du bon temps…

Donc mes chers chérubins, aryens,

Amusez-vous

Comme vous pouvez…

Il faut bien que jeunesse se passe…

Et pendant ce temps-là,

L’immigré, le damné

De tous les mondes,

Face à l’infini,

Le regard tantôt tourné

Vers l’infini océanique,

Se murmurait à lui-même,

Comme l’on récite,

Au nom du Père, du Fils et du Sans Esprit,

O toi le grand responsable

O toi le divin de mon premier souffle,

Dire que si tu avais pu

Ne point faire de moi

Un potentiel de vie

De quelque nature que ce soit,

Alors j’aurais pu

Etre

Le non être

Le plus heureux

Dans le meilleur des mondes impossibles…

O toi qui es censé être

Le créateur

De moi et des autres,

Si tu avais eu

Pour ce qui me concerne,

Une toute petite perte de mémoire,

Et me laisser

Dans ce qui fut

Ma non existence

Ma non matérialité…

O toi l’infaillible,

J’aurais alors été

Le non potentiel de vie,

Le plus heureux

Du monde des injustes…

Alors certainement,

O toi le divin infaillible,

Moi le non être

J’aurais mieux cru en toi.

Et pas seulement moi…

Laissez venir à moi

Les sans-logis, les miséreux,

Les éternels derniers, les gueux,

Les damnés de tous les mondes,

Laissez- les venir à moi…

Car le Royaume des Cieux est à eux…

Mon Seigneur,

Toi, qui soi-disant, nous a envoyé

Ton fils, pour nous sauver,

Toi mon Seigneur, le rédempteur,

Toi le Seigneur des seigneurs,

Qui a affirmé au sommet du Golgotha,

Laissez-les venir à moi…

Car le Royaume des Cieux est à eux…

Mais l’as-tu seulement affirmé

Ce grand jour,

Au sommet du Golgotha ?

Est-ce bien vrai que tu as dit

Que les premiers d’aujourd’hui

Seront les derniers

Là bas dans ton royaume ?

Où dois-je encore soupçonner une arnaque ?

Une façon de me dorer la pillule,

Pour mieux me la faire avaler,

Au point de m’étrangler…

Laissez-les venir à moi

Laissez-les venir dans mes bras

Laissez- les venir à mes côtés…

Tout autour de moi…

Car le Royaume des Cieux

Et pourtant…

J’aimerais tellement croire

A ces paroles d’espérance…

Mais il y a

Ces atrocités…

Qui peuplent mon destin…

Et qui me font trébucher…

A chaque fois

D’un pas décidé,

D’un pas que je voudrais résolu…

Je me dirige vers toi,

O mon Seigneur,

Voilà que se présentent des obstacles

Telles des montagnes infranchissables,

Ces atrocités

Qui peuplent le quotidien des Nègres,

Et qui, par la force des choses,

Me font douter

De tes paroles d’espérance,

O mon Seigneur,

Et qui me font dire,

O sacrilège,

Que peut-être mon suprême salut

N’est pas en ton pouvoir…

Et alors le doute

Gangrène mon espérance en toi…

O mon Seigneur… !

 


 

 

Par Voix Africaine - Publié dans : Littérature/LITTERATURA
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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /2010 00:39
Le mot apparaît en 1935, grâce à trois intellectuels , influencés par le surréalisme:
- AIME CESAIRE
Martiniquais
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- LEON GONTRAN DAMAS
Guyanais
damas
photo Présence Africaine

- LEOPOLD SEDAR SENGHOR
Sénégalais
leopold sedar senghor
photo Editions du Seuil

DEFINITION DE LA NEGRITUDE:
Affirmation de l'identité noire.

Il s'agissait de rejeter l'assimilation, par une prise de conscience identitaire.

Au moment de la décolonisation, après la seconde guerre mondiale, la notion de négritude prend toute sa valeur, promue par la revue Présence Africaine, ( Alioune Diop); ensuite ce sera Jean Paul Sartre qui en présentera les enjeux littéraires et philosophiques, (voir sa préface de l'Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache de langue française, publiée en 1948 par Senghor.)

Aisha SYLLA

source: Hors série LE MONDE , où en est la France d'Outre Mer?
Par Voix Africaine - Publié dans : Littérature/LITTERATURA - Communauté : association culturelle
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 21:43

Un article de Jean Célestin Edjangue, paru dans LE MESSAGER QUOTIDIEN.

 

Une histoire cousue de fil blanc! C’est ce qu’ont soutenu  les intervenants du colloque organisé au Forum Le Lucernaire, rue Notre-Dame-Des-Champs, dans le 6è arrondissement de Paris. Dans une salle pleine aux trois quarts, les huit exposants parmi lesquels trois Camerounais, ont soutenu pendant un peu plus de cinq heures, que l’histoire de la « décolonisation de l’Afrique ex-française », telle que racontée y compris dans les médias, est un « grand mensonge ». Une sortie qui fait un peu désordre en cette période de la double célébration annoncée du cinquantenaire des indépendances des Etats de l’Afrique ex-française et de l’année de l’Afrique en France. Organisé par le Club Rénovation Franco-Africaine avec le soutien de l’Harmattan, ce colloque a donné lieu à des débats vifs et très enrichissants. Il faut dire que le thème proposé pour l’échange ne pouvait guère laisser indifférent: «décolonisation de l’Afrique ex-française, enjeux pour l’Afrique et la France d’aujourd’hui ».

  w tem globel

 

Le modérateur, François Manga Akoa, représentant les éditions l’Harmattan, après avoir souhaité la bienvenue aux participants dans la salle du Forum Le Lucernaire, a rappelé que parler des relations entre l’Afrique et la France, de colonisation et de décolonisation, revenait à évoquer les rapports entre un continent et un pays membre de l’Union européenne. Sa’ah François Guimatsia, enseignant de français et d’anglais au Centre linguistique de Douala, spécialement invité pour l’occasion, intervenant sur « D’un demi-siècle à l’autre: quelles perspectives pour les relations franco-africaines? », s’est davantage attaché à tracer les pistes pour l’avenir: « Au moment où nous célébrons les 50 ans de l’indépendance, il faut savoir que dans les 50 prochaines années, l’Afrique aura 2 milliards d’habitants et le monde entier 10 milliards.» Avant de poursuivre « pendant les 50 ans de décolonisation, la France n’a rien fait pour susciter le développement de l’Afrique. Même des pays comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire ou le Gabon, jadis présentés comme des modèles pataugent aujourd’hui dans le même désordre que les autres pays de l’Afrique ex-française ». Et de proposer, pour le prochain cinquantenaire, que « l’Afrique élève son niveau de vie par le développement de son industrie et de sa culture. Pour ce faire, l’Afrique doit d’une part s’allier à des pays émergents comme la Chine, l’Inde, afin de ne pas laisser la France être son partenaire exclusif; par ailleurs, l’Afrique doit s’unir, pour former une entité qui puisse peser face à l’Union européenne ».

17

L’élite politique

Jean-François Dupeyron, maître de conférence à l’Université de Bordeaux, lui, a exposé sur le thème de la « Citoyenneté républicaine et citoyenneté colorée ». Il s’agissait pour lui de confronter la définition de la citoyenneté républicaine et celle de l’impossible citoyenneté colorée. Il a mis en exergue un certain nombre de « réducteurs » à la citoyenneté républicaine. « Diverses catégories exclues; antagonisme entre citoyenneté et nationalité, puisque la citoyenneté pose des frontières; la citoyenneté républicaine est culturellement neutre alors que la société française n’assume pas cette diversité culturelle; la fracture coloniale perdure dans l’imaginaire français, ce qui fait que la France a du mal à accepter la diversité culturelle des citoyens des ex-colonies alors qu’elle l’a acceptée pour les citoyens venus des pays d’Europe », constate-t-il avant de conclure: « Il y a donc un certain racisme qui ne peut être dépassé que si l’on parvient à décoloniser le concept de citoyenneté ».

D’autres intervenants comme Jean-Marie Aîmé, réalisateur de fiction, qui apportera un témoignage édifiant sur la manière dont cette histoire tronquée de la décolonisation lui a été apprise à l’école, avant de décider d’aller faire ses propres recherches pour savoir la vérité, ou Gilbert Comte, journaliste et ancien conseiller de François Mitterrand, qui a souligné l’intérêt économique que la France et les autres empires de l’époque avaient en Afrique, ou encore Simon Mougnol qui a développé une réflexion autour du concept de décolonisation avant d’insister sur les dégâts causés par la colonisation notamment au Cameroun: « Le Sultan Njoya avait inventé une écriture. Un décret français de 1926 est venu interdire la pratique de cette écriture », a-t-il révélé. Mais ce sont incontestablement les propos de Samuel Mbajum sur « l’empire français et statut des colonies: une ambiguïté permanente » et Alexandre Gerbi « De la décolonisation et de l’avenir Franco-Africain », qui ont le plus édifié la salle. « Le statut des gens vivant dans les ex-colonies françaises n’a jamais été clairement défini. Et même quand il y a eu une tentative de le faire, ça n’a jamais été appliqué. Parce que la France est un pays où l’on légifère énormément. De telle sorte qu’en 1958, le référendum organisé par De Gaulle est un prétexte pour se débarrasser de l’Afrique qui, aux yeux de la France, était devenue un lourd fardeau. La France ne voulant pas accorder la citoyenneté à l’ensemble des habitants des ex-colonies », souligne Samuel Mbajum.

29

Et Alexandre Gerbi d’enfoncer un peu plus le clou: « Pourquoi est-ce qu’on en est encore là aujourd’hui? Je me félicite du débat autour de l’identité nationale aujourd’hui. C’est sous la Vème République que la décolonisation a eu lieu. Du côté africain, se dégage une volonté globale d’assimilation au moment du référendum de 1958, sans perdre son africanité. En fait, les Africains voulaient une France métissée, un peuple franco-africain. Du côté français, on ne veut pas donner l’égalité politique complète qui permettrait aux ultramarins d’accéder à de hautes responsabilités politiques. On peut donc dire que c’est l’élite politique française qui a refusé la citoyenneté aux habitants de l’Afrique ex-française ». Alexandre Gerbi conclut: « C’est le mensonge qui a consisté à faire croire que la France a donné l’indépendance pour satisfaire aux attentes des africains, qu’il faut corriger. »

Dans la séance de questions-réponses, le Dr. Siméon Kuissi a rappelé que des Africains comme Um Nyobè, au Cameroun, se sont battus pour arracher l’indépendance, c’est pour cela qu’il a été tué. L’Harmattan et le Club Rénovation franco-africaine, mais aussi d’autres associations, ont promis d’organiser tout au long de cette année des débats autour de la décolonisation en Afrique et ailleurs.

JEAN CELESTIN EDJANGUE

LE MESSAGER QUOTIDIEN

 

A lire aussi:

Cinquante ans de décolonisation africaine

 

Par Voix Africaine - Publié dans : Aspects économiques, sociaux, politiques
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 21:16

Afrique - Indépendance cha cha

Un article de Catherine Morand, paru dans LE MATIN DIMANCHE

MORAND SabinePapilloud 3
En 1960, il y a tout juste cinquante ans, la plupart des pays d'Afrique francophone devenaient indépendants. De Niamey à Léopoldville, de Fort-Lamy à Libreville, en pleine euphorie, on fête l'événement sur des rythmes de rumba et de cha cha cha. La chanson mythique du musicien congolais Grand Kalle «Indépendance cha cha» devient alors le chant de ralliement des indépendances, et le premier tube panafricain.

Aux portes des palais présidentiels se pressent aussitôt une foule d'affairistes, de «chargés de missions», de conseillers techniques «prêtés» par les ex-puissances coloniales, soucieuses de conserver des marchés captifs. Les nouveaux présidents, dociles et sensibles aux intérêts des anciennes métropoles, auront une longue carrière. Les autres seront débarqués ou rayés de la carte, sans états d'âme.

africa-image

De l'histoire ancienne? Voire. A l'heure où Pékin déboule en force sur le continent, Paris et Bruxelles semblent bien décidées à lutter pied à pied pour conserver leur zone d'influence. Pas question pour la France de broncher lorsque les présidents «amis» du Niger, du Cameroun ou du Tchad tripatouillent la Constitution pour consacrer leur statut de président à vie. Pas question non plus de moufter lorsque des fils, du «bon côté», succèdent à leur père à la tête du Togo, du Gabon ou de la République démocratique du Congo, devenues des républiques monarchiques.

Jusqu'à la fin des années 80, les chefs d'Etat africains pouvaient compter sur un appui sans faille des pays occidentaux, en les menaçant de basculer, matières premières comprises, dans le camp communiste. Aujourd'hui, c'est la Chine qui joue le rôle laissé vacant par l'Union soviétique. Le résultat est le même. Des satrapes, prêts à mettre le pays à genoux pour conserver le pouvoir à tout prix, ont les coudées franches pour mener la vie dure à leurs concitoyens, livrés à eux-mêmes, clochardisés par la prédation de leurs dirigeants.

Et par un quart de siècle de politiques néolibérales qui ont laminé les économies et les agricultures locales.

 

Pourtant, au début des années 90, beaucoup avaient cru que c'était au tour de l'Afrique de se débarrasser de ses dictateurs, comme dans les pays de l'Est. Aujourd'hui, les gens n'y croient plus. Et des millions de personnes, qui n'ont rien à perdre, rêvent de vivre n'importe où ailleurs plutôt que dans leur propre pays. Alors, 50 ans d'indépendance, ça se fête? Paris et Bruxelles ont en tout cas annoncé en fanfare leur volonté de marquer le coup par des manifestations d'envergure. Dans les capitales africaines, en revanche, les festivités s'annoncent plus réservées.

 

Catherine Morand   Le Matin Dimanche

Article original :
http://www.lematin.ch/actu/suisse/independance-cha-cha-224504

 


Par Voix Africaine - Publié dans : Aspects économiques, sociaux, politiques
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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /2010 09:20

Une Rose pour HAITI
Publié le 20/01/2010 par SoungaloCOULIBALY

Le sort qui s'abat sur le peuple Haïtien est tellement terrible que nous n'avons pas de mots à vraie dire pour le qualifier. Par contre nous savons que l'Amour se matérialise par une Rose qui est symbole de partage, de vie commune, d'Amour...

Donnons une Rose au peuple Haïtien qui aiment la vie comme toi et moi mais qui vit désormais dans la destruction totale avec des milliers de morts comme si mourir était un simple jeu ou on ferme les yeux quand on veut et on l'ouvre quand on veut.

Peuple Haitien vous n'avez rien fait pour mériter ce triste sort et vous avez vivement besoin du soutien du monde entier pour revivre la vie, la vraie vie...

Il y'a des mobilisations de fond dans chaque pays et chacun de nous a le devoir de donner le maximum pour faire revivre Haïti et donner de l'Amour à nos semblables, nos frères, nos sœurs, nos enfants...

Merci de poster des messages d'Amour : Une Rose pour Haïti

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Rose de Keer Jama Sylla

Par Voix Africaine - Publié dans : Solidarité et développement durable/SOLIDARIETA - Communauté : Economie et développement
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